Modèles fiches de préparation et séquence vierges en .odt

Suite à une demande sur Twitter, voici l’ensemble des modèles vierges de fiches de préparation et de séquence enregistrés en .odt pour un meilleur partage (merci Elisa) :

Fiche de préparation modèle vierge 2019

FICHE DE PREPARATION modèle vierge n°1

FICHE DE PREPARATION modèle vierge n°2

FICHE DE PREPARATION modèle vierge n°3

FICHE DE PREPARATION modèle vierge n°4

FICHE DE SEQUENCE modèle vierge n°1

Bon travail à toutes-tous !

Vous pouvez retrouver la vidéo « Fiche de préparation : concevoir son modèle vierge » sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

Fiche de séquence vierge et aide à la conception : bonne année 2020

     Je vous souhaite, où que vous soyez dans le monde, une année 2020 belle et riche professionnellement et personnellement. Merci à tous ceux qui me suivent sur ce blog. Nous œuvrons tous, quel que soit le maillon, à former la chaine de la réussite de tous les élèves.

De temps en temps, je poste un document plutôt pour les professeurs des écoles confirmés ou débutants, de temps en temps pour les inspecteurs, les conseillers pédagogiques, les MAT, PEMF… c’est la richesse que procure la formation initiale et continue et cela permet aussi de pratiquer la différenciation pédagogique à l’INSPE.  Alors aujourd’hui et en ce début d’année 2020, un document peut-être davantage destiné aux stagiaires des INSPE et aux enseignants débutants. Mais non en fait… destiné à celle ou celui qui en aura besoin, tout simplement !

Voici un modèle de fiche de séquence vierge comprenant en violet les nouveautés de la circulaire de rentrée 2019 et les recommandations pédagogiques parues dans le BOEN n°22 du 29 mai 2019. Les nouveautés sont en violet. Et une fiche d’aide à la conception d’une séquence.

Fiche de séquence vierge

FICHE DE SEQUENCE modèle vierge n°1

FICHE DE SEQUENCE modèle vierge n°1

FICHE DE SEQUENCE n°1 – Aide à la conception pour les enseignants débutants

FICHE DE SEQUENCE n°1 – Aide à la conception pour les enseignants débutants

C’était comment avant : la pension de retraite des instituteurs Loi de 1876 ?

     La loi du 17 août 1876 sur la retraite des divers fonctionnaires de l’enseignement primaire s’applique aux inspecteurs, directeurs et directrices, maîtres adjoints et maitresses adjointes des écoles normales, instituteurs et institutrices titulaires ou adjoints, directrices d’écoles maternelles. L’article 6 de cette loi fait passer ces fonctionnaires de la catégorie des services civils dans la catégorie du service actif. Cela signifie qu’ils ont désormais les avantages qui n’étaient accordés auparavant qu’aux emplois de la partie dite « active » c’est-à-dire les douanes, forêts, postes, contributions indirectes et tabacs. Quels sont ces avantages ? La pension de retraite est acquise à 55 ans après 25 ans de services alors que dans les services civils, c’est 60 ans et 30 ans de service.

« Les autres articles de la loi de 1876 établissent que le chiffre de la pension de retraite est basé sur la moyenne de traitements et émoluments de toute nature, soumis à retenue, dont l’ayant droit aura joui, non pas, comme précédemment, pendant les six dernières années de son activité, mais pendant les six années qui auront produit le chiffre le plus élevé. Les années passées à l’école normale, à partir de l’âge de vingt ans, sont comprises dans le compte des années de service. Enfin, le chiffre de la pension de retraite ne peut être inférieur à 600 francs pour des instituteurs, à 500 francs pour des institutrices et directrices d’écoles maternelles. Ce minimum ne s’applique pas aux pensions accordées pour infirmités. » (Compayré, 1896, p. 323).

Ouvrage Compayré Organisation pédagogique 1896

Source : Compayré G. (1896). Organisation pédagogique et législation des écoles primaires (pédagogie pratique et administration scolaire). Paris : Librairie classique Paul Delaplane, 6ème édition revue et corrigée.

« Connaissance du système éducatif » : textes parus au BOEN en 2019

Voici  le tableau des textes officiels concernant l’école primaire parus au BOEN durant l’année 2019. J’ai ajouté, à la fin du tableau, la création de l’Académie de Normandie.

BOEN

TRAVAIL EN AUTONOMIE Textes officiels BOEN 2019

Pour 2018, c’est ici.

Pour 2017-2016-2015-2014-2013, c’est .

CRPE Connaissance du système éducatif Fiche-résumé 3 : Loi d’orientation 2013 Fiche-résumé 4 : loi pour une école de la confiance 2019

Fiche-résumé 3 : Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République de 2013 :

Fiche-résumé CSE 3. Loi d’orientation de 2013

Fiche-résumé 4 : Loi pour une école de la confiance de 2019 :

Fiche-résumé CSE 4. Loi pour une école de la confiance 2019

Fiche résumé CSE

Retrouvez les vidéos de ces fiches sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

Hommage à Jean-Pierre Astolfi

     Jean-Pierre Astolfi nous quittait il y a 10 ans, le 21 décembre 2009.

J’ai réfléchi à la manière de lui rendre hommage en écrivant sur mon blog.

Ce sont mes classeurs d’archives qui ont guidé cet écrit : j’ai tout gardé de nos réunions de l’axe Savafor du laboratoire CIVIIC de 2002 à 2008. Retour en arrière pour vous parler d’un scientifique humainement chercheur, un didacticien pédagogue exceptionnel.

Contextualisation : fin 2001, début 2002, il est demandé à tous les enseignants-chercheurs et docteurs de la 70ème section en poste à l’IUFM de Rouen d’adhérer au laboratoire CIVIIC (Centre Interdisciplinaire sur les valeurs, les idées, les identités et les compétences en éducation et formation, EA 2657) dirigé par Jean Houssaye. Le laboratoire CIVIIC des Sciences de l’Éducation à l’Université de Rouen a été créé en 1997 et compte deux axes : « Identité et compétences » et « Valeurs et idées pédagogiques ». Le bilan a été fait et deux nouveaux axes voient le jour SAVAFOR et PEPEPHIL : nous devons adhérer à un laboratoire où travaillent deux chercheurs internationalement connus et en plus ils ont de l’humour. Nous devons lire les documents de positionnement scientifique et les perspectives de recherche pour les 2 axes et demander par courrier notre adhésion au laboratoire.

Jean-Pierre Astolfi nous confie le document de 6 pages qu’il a rédigé et signé au nom du groupe SAVAFOR (SAVoirs et Acteurs de la FORmation) qui commence, non pas par ces mots mais par une image et un titre :

Astolfi hamburger

L’état des lieux mentionne le travail autour de la problématique du renouvellement des identités et compétences dans les métiers de l’éducation et la formation, qui sera redéfinie en tenant compte de l’état de la recherche et du système d’éducation. « Les développements qui suivent ont l’ambition de servir de premier texte d’orientation, en espérant que les membres du laboratoire, anciens et nouveaux, pourront s’y reconnaître, les enrichir au besoin, afin de fédérer sans les confondre leurs objets de recherche diversifiés. Un texte plus approfondi et référencé devra être élaboré dès septembre 2002, dans le cadre de la préparation du nouveau Quadriennal Recherche ».

Chaque paragraphe fait une douzaine de lignes et porte un titre et je vous livre deux extraits :

– Le succès ambigu de la vulgate constructiviste

– Un retournement de matrice

– Les bénéfices du flou

– Une déconstruction critique

– La saveur du savoir  […]   « Savoir est le doublet du mot saveur (issus tous deux du latin sapere), et le projet est d’examiner la possibilité de restaurer la « saveur des savoirs ». Faut-il rappeler qu’il n’existe pas de pensée sans concepts, ni de concepts sans disciplines ? L’enjeu de la formation n’est-il pas celui d’un accès de tous à des savoirs « extra-ordinaires », qui viennent en rupture avec le sens commun ? Chaque discipline ne devrait-elle pas être entendue, non comme une fermeture, mais comme l’ouverture vers un « Nouveau Monde » à conquérir. »

– Une sortie par le haut

– Les gestes professionnels comme obstacles

– Armer l’analyse des pratiques

– Un rapport au savoir aussi chez les formateurs

– Un positionnement dédoublé   […] « Cela se traduira, dans l’organisation du fonctionnement du groupe SAVAFOR par des temps d’analyse à l’interne de situations formatives, lesquelles alterneront avec des temps d’échanges participatifs avec les acteurs variés de la supervision pédagogique » (conseillers pédagogiques, formateurs, inspecteurs…). Les forces d’innovation et de proposition pédagogique sont nos correspondants naturels, et il nous appartient de développer avec eux de nouvelles relations de partenariat scientifique et professionnel « .

C’est après avoir pris connaissance de ce texte d’orientation de Jean-Pierre Astolfi que Françoise Chapron, Laurent Cosnefroy, Faouzia Kalali, Richard Wittorski, Jean-Marc Lange, Eric Buhot, Patricia Tavignot (qui était déjà au laboratoire) et moi-même avons manifesté notre intérêt pour le travail du groupe SAVAFOR en rédigeant une demande écrite d’adhésion au laboratoire CIVIIC à Jean Houssaye.

La première réunion a lieu le 27 septembre 2002 et point de temps perdu car après le tour de table de présentation mutuelle des anciens et des nouveaux membres, nous avons commencé la préparation du Quadriennal Recherche : bilan et prospective ainsi qu’une fiche individuelle à remettre à Jean Houssaye. Le calendrier de l’année prévoit une réunion par mois, le vendredi (à l’époque aucun cours n’est programmé les jours de réunions recherche). Il est prévu des interventions de certains d’entre nous, de chercheurs invités pour nourrir la réflexion théorique de l’axe et construire une culture de recherche commune, des présentations-discussions d’actions ou de recherche en cours, des journées d’étude ouvertes à un public large. Les trois premières sont déjà prévues :

– Vendredi 29 novembre 2002 – Jean-Pierre Astolfi : Le constructivisme, entre psychologie et épistémologie.

– Vendredi 31 janvier 2003 – Philippe Maubant : Formation des adultes et ingénierie.

– Vendredi 16 mai 2003 – Jacques Wallet : Savoirs à distance, acteurs à distance.

J’ai relu mes notes prises lors de cette première journée de septembre 2002. J’avais mal écrit mais tellement écrit pour ne pas perdre une miette des phrases de Jean-Pierre et surtout de son raisonnement intellectuel, sa réflexion à voix haute et cette capacité à analyser ce que vit le système éducatif à la lumière de la recherche, de l’histoire, de la sociologie, de la psychologie

Morceau choisi de mes notes : « Peut-être que « l’élève au centre » ne veut pas dire écarter les savoirs mais mettre les savoirs au centre également. On a écrit que les savoirs, c’est lourd, pesant, déclaratif, étouffant… Retour à la motivation, itinéraire de découverte : faut-il mettre des fleurs dans le cimetière ou réveiller les morts ? Est-ce que cela aide les élèves à apercevoir ce qui se passe derrière la porte ? Ce qui se joue dans l’école ne peut pas être ce qui se passe dans les espaces recherche. Les savoirs ne fonctionnent pas pareil quand ils passent de l’un à l’autre. Il y a une nécessaire transformation. Si un savoir veut se scolariser, il se perd. Il faut extraire les savoirs à travers ce que l’on met en place. Il faut refuser les savoirs lights, dégonfler les contenus… il faut amener les enseignants à une réflexion sur les concepts clés, le noyau vivant des savoirs. »

 J’ai oublié de vous dire, qu’il n’était pas utile d’avoir une montre avec Jean-Pierre. D’abord parce qu’on ne voyait pas le temps passer et puis vers 11h55 il regardait la sienne et là… la nourriture terrestre nous appelait ! Vous pensez que l’après-midi c’était moins productif. Ce jour-là Jean-Pierre a repris sur la distinction entre le cognitif et le conceptuel : le cognitif depuis l’Antiquité « Mais ils n’avaient pas les concepts, que les différentes disciplines ont réussi à construire. Une discipline discipline les savoirs. Que voient de ça les élèves ? Les enseignants travaillent trop avec les concepts de sens commun ; chaque mot a un sens par rapport à la discipline. »

Fin de l’acte 1 ! Je ne me sens pas à la hauteur et en plus je dois présenter mes travaux le 8 novembre 2002 car Jean-Pierre a prévenu, aujourd’hui il a pris la parole mais le 8 novembre il veut nous entendre et dans le nous, il y a je, moi. Je vais faire une présentation de l’analyse des pratiques auprès des stagiaires de l’IUFM depuis le micro-enseignement jusqu’à l’expérimentation en cours. Patricia Tavignot et Claude Leclerc présenteront l’analyse de pratiques en PLC2. C’est l’occasion de citer les autres membres de SAVAFOR à ce moment-là : Jacques Wallet, Thierry Ardouin, Rosine Dafflon, Christa Pélissier, Claude leclerc, Philippe Maubant, Yacine Zouari, Muriel Kawa-Frisch, Philippe Mougel, Habib Sadji… puis Hervé Daguet. Des trois interventions, nous avons collectivement distingué les niveaux de savoirs : actionnables, transactionnels, heuristiques, conceptuels… les acteurs en jeu, les logiques, le contexte…  On décortiquera les savoirs toutes ces années.

Fin de l’année 2002, je retrouve le texte d’un projet de revue en ligne d’éducation « Savoirs en action » qui restera projet et celui d’un ouvrage « Savoirs en action et acteurs de la formation »,  qui sera édité en 2004.

Astolfi livre saveurs

Jean-Claude Kalubi chercheur invité nous a présenté la réforme du système québécois ; Michel Fabre, savoirs et problèmes…

Deux colloques en éducation réunissant les deux axes du CIVIIC ont été organisés en mai 2006 « Savoirs de l’éducation et pratiques de la formation » « Les idées et les faits font-ils des histoires en éducation ? ». Un numéro hors-série de la revue Penser l’Éducation est consacré à ces deux colloques en 2007 :

Astolfi colloque 2006       Astolfi penserl'éducation

En 2006, nous avons préparé le quadriennal suivant.

Ce qui m’a le plus impressionnée chez Jean-Pierre c’est sa capacité, lors d’une réunion, de citer un extrait d’ouvrage scientifique d’un auteur, de mémoire.

J’ai beaucoup appris, j’ai savouré ces années.

 

CRPE Connaissance du Système Éducatif Fiche-résumé 1 : Loi d’Orientation 1989 Fiche-résumé 2 : Loi d’Orientation 2005

     Afin d’aider les étudiants à préparer l’épreuve orale du CRPE « Connaissance du système éducatif« , je vais publier progressivement sur le blog, des fiches-résumés.

Elles sont numérotées, et vous pourrez aussi les classer par ordre alphabétique.

Fiche résumé CSE

IEN, CPC, PE… n’hésitez pas à m’écrire si une erreur s’est glissée. En avant, pour un travail d’équipe en faveur de la réussite de nos jeunes !

  • Fiche n°1 : Loi d’orientation de 1989.

Fiche-résumé CSE 1. Loi d’orientation de 1989

  • Fiche n°2 : Loi d’Orientation et de programme pour l’avenir de l’École de 2005.

Fiche-résumé CSE 2. Loi d’Orientation de 2005

Retrouvez les vidéos de ces fiches sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

C’était comment avant : les conférences pédagogiques ?

Circulaire du 31 janvier 1829 : « Chaque recteur s’occupera d’établir dans son académie, canton par canton, aux époques les plus favorables, des conférences entre les instituteurs, sous la présidence d’un inspecteur. Cet officier de l’université se transportera dans tel ou tel arrondissement, que le recteur lui aura désigné ; là, seront réunis les instituteurs appartenant à la circonscription d’un ou de plusieurs comités suivant les localités et les circonstances. L’inspecteur questionnera les maîtres ; il les soumettra à diverses épreuves de leçons ou de compositions ; il donnera des avis… ».

L’arrêté du 10 février 1837 prévoyait que les instituteurs de plusieurs cantons pouvaient se réunir avec l’accord de leur hiérarchie pour discuter de leur enseignement, des méthodes, l’éducation des enfants… mais tout autre sujet était banni. Les instituteurs pouvaient également faire un compte-rendu de lecture d’ouvrage pour leurs collègues, ou aborder un point de la direction d’école… Il y avait toujours un président de séance désigné par le recteur de l’académie ; le vice-président, le secrétaire, le bibliothécaire étaient nommés par les instituteurs à la majorité, pour un an. Et, précise le décret : « Des indemnités seront délivrées à ceux des instituteurs qui n’auront manqué à aucune réunion sans motif valable et dûment justifié ». Ces conférences ont aussi été désignées sous l’appellation « cours de perfectionnement » mais ayant lieu tous les mois en hiver et deux fois par mois en été, elles ont disparu en 1848.

Une circulaire ministérielle rétablit les conférences en 1856 mais 3 fois par an. Voici les instructions concernant ces nouvelles conférences scolaires : « L’inspecteur-président, à chacune des séances du matin et du soir, fera une leçon orale sur une question de pédagogie. Cette leçon aboutira toujours à des conclusions pratiques. A la conférence suivante, chaque instituteur rapportera la leçon rédigée d’après ses notes ; l’inspecteur examinera ces rédactions, et, à une séance ultérieure, en présentera la critique, en les classant par ordre de mérite. Après la leçon, un instituteur désigné dans la précédente conférence donnera lecture d’un rapport qu’il aura rédigé sur une question de pédagogie pratique, de discipline scolaire ou d’intérêt administratif… ». Cette circulaire insiste sur le rôle des inspecteurs pour transformer ces conférences en « pierre de touche des qualités que l’administration supérieure a le droit d’exiger… ». (Rendu, 1881, p. 332).

Entre 1856 et 1880, les conférences avaient lieu de manière très inégales selon les départements.

L’arrêté du 5 juin 1880 précise :

Article 1er : Des conférences pédagogiques d’instituteurs et d’institutrices publics seront organisées dans chaque canton par l’autorité académique. Deux ou plusieurs cantons pourront être réunis. Le recteur, sur la proposition de l’inspecteur d’académie, pourra décider que la même conférence sera commune aux instituteurs et aux institutrices. La présidence appartient, de droit, à l’inspecteur d’académie, ou, à son défaut, à l’inspecteur primaire. Les membres de la conférence nomment, chaque année, un vice-président et un secrétaire choisis parmi eux.

Article 2 : Il ne sera traité, dans ces conférences, que de matières de pédagogie théorique et pratique.

Article 3 : A la dernière réunion de chaque année scolaire, la conférence propose les questions qui pourront être traitées au cours de l’année suivante. La liste de ces questions est arrêtée et publiée, dans le plus bref délai possible, par l’inspecteur d’académie.

Article 4 : La présence aux conférences pédagogiques est obligatoire pour tous les instituteurs et institutrices publics titulaires ; elle l’est aussi pour les instituteurs adjoints, toutes les fois que leur présence n’est pas nécessaire à l’école. Des dispenses pourront être accordées par l’inspecteur d’académie.

Article 5 : Les instituteurs et institutrices libres peuvent, sur leur demande, être autorisés par l’inspecteur d’académie à assister aux conférences.

Article 6 : le nombre, la date et le lieu des réunions sont fixés par l’autorité académique.

Article 7 : Une copie du procès-verbal de chaque séance est envoyée à l’inspecteur primaire ».

La circulaire du 10 août 1880 permettra la mise en application de cet arrêté en précisant l’importance d’échapper à l’isolement pour les enseignants, à la routine et au découragement. Les conférences avaient pour buts de les faire se rencontrer et échanger ainsi que nouer des relations avec la hiérarchie. « Créer entre eux librement cette communauté d’esprit et cette solidarité professionnelle qui fait la puissance et la dignité du corps enseignant. » indique la circulaire.

La circulaire du 20 août 1880 réclamait le vote d’une indemnité pour les instituteurs et institutrices au regard des frais engagés afin d’assister aux conférences pédagogiques.

Source :

Rendu E. (1881). Manuel de l’enseignement primaire. Pédagogique, théorique et pratique. Paris : Hachette. Nouvelle édition remaniée et très augmentée avec la collaboration de A. Trouillet, Inspecteur de l’Instruction Primaire. La première édition date de 1857.

 Pour aller plus loin :

(1880). Conférences pédagogiques de Paris en 1880. Rapports et procès-verbaux. Paris : hachette.

Conférences péda 1880 1 Conférences péda 1880 2

Conférences péda 1880 3 Conférences péda 1880 4

– Sardella L. P. (1988). Des conférences d’instituteurs aux demi-journées pédagogiques : une intuition détournée. Recherche et Formation, 3, p. 19-34.

https://www.persee.fr/doc/refor_0988-1824_1988_num_3_1_914

– IFE, dictionnaire Ferdinand Buisson :

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2425