Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Petit rappel :

Il n’y a pas un seul fonctionnement des ateliers mais plusieurs qui dépendent de l’école, la classe, l’enseignant, son statut…

Le fonctionnement de 4 ateliers sur les 4 jours de la semaine est le fonctionnement conseillé aux enseignants débutants car c’est l’organisation qui vous permet d’apprendre à mettre en place et mettre en œuvre des ateliers du début à la fin sans vous « noyer » : préparation (une fiche de préparation et 3 ateliers détaillés), organisation (matériel, consignes, rôle de l’ATSEM), gestion du temps (durée des ateliers ; gérer les élèves lorsqu’ils ont terminé), gestion de l’espace (être présent à un atelier et balayage du regard sur les 3 autres), de l’autorité (ne pas accepter que tous les élèves viennent vers l’enseignant pour demander). Le lundi vous commencez les ateliers et le vendredi, chaque élève a réalisé les quatre ateliers.

Enfin, les ateliers sont un mode de regroupement et de fonctionnement non un domaine disciplinaire. Dans votre emploi du temps, indiquez bien les domaines concernés (pratiquement tous) et non « 9h30-10h15 : ateliers ». Vous pouvez indiquer « ateliers » après les domaines. Voir emploi du temps différencié sur le blog.

     1. La préparation :

Vous pouvez choisir 4 domaines ou sous-domaines différents ou bien 2 ateliers dans un domaine (mathématiques) et deux ateliers dans un autre domaine (lecture) ou bien 4 ateliers dans un même domaine (lecture) avec 4 objectifs différents ou bien 4 ateliers de lecture permettant d’atteindre un objectif en proposant 4 activités différentes (renforcement). Tout est possible.

Voici un exemple MS/GS

Sur mon cahier journal, j’indiquerai (personnalisez bien sûr ) :

Atelier 1Atelier 2Atelier 3Atelier 4
NiveauGSGSMSMS
DomaineÉcriture : le prénomLecture : le titre des livresSciences : Semons des grainesMathématiques : étendre les vêtements des poupées
ActivitéChaque enfant doit écrire 3 fois son prénom sur une étiquette. Selon le niveau et les capacités, plusieurs tailles d’étiquettes, modèle ou non, en script majuscule ou cursive. Les étiquettes seront collées sur les pots de plantation (atelier sciences).Les enfants ont la reproduction de la couverture de 4 livres lus et travaillés en classe, les albums à disposition, la reproduction des titres à l’identique, en script majuscule, en scripte minuscule et en cursive pour les GS. Ils doivent remettre les titres sur les bonnes couvertures.Chaque enfant plantera des graines : lentilles, haricots, radis.
L’ATSEM écrira provisoirement les prénoms.
Chaque enfant a un sac avec des pinces à linge. Il doit étendre les vêtements des poupées en mettant deux pinces à linge par vêtement.
En a-t-il assez, de trop, juste le compte (selon la section) ?
Objectifs– S’entraîner à écrire son prénom en respectant l’ordre des lettres.
– Diminuer progressivement la taille des lettres produites.
– Reconnaître 2 ou 3 écritures différentes (scripte majuscule, script minuscule,  cursive).– Approcher le concept de vie végétale.
– Connaître les besoins essentiels des végétaux.
– Résoudre une situation problème concrète contribuant à la compréhension des notions de nombre et de quantité.
ModalitésEncadré par PE
(cf fiche de préparation)
En autonomieEncadré par l’ATSEMEn autonomie
Critères
d’évaluation
Contrôle par l’observation de l’ordre des lettres et de leur taille. Repérage du matériel pris et ajustement (taille des l’étiquette, modèle ou non…).Chaque enfant prend des photos de ses productions avec l’appareil photo numérique après avoir mis son étiquette prénom près de la production.Le PE a demandé à l’ATSEM de noter par écrit les réussites, difficultés de chacun sur un tableau.Chaque enfant a son prénom sur un fil du tancarville déplié près du coin poupées.

Un tableau avec le prénom des enfants et les 4 ateliers permet très vite de noter les passages aux ateliers, les observations ponctuelles, les difficultés, réussites…

Pointage des ateliers

Pointage des ateliers

Pointage des ateliers

Une fiche de préparation sera réalisée pour la séance que vous encadrez (voir modèles sur le blog).

      2. Explicitation des consignes et déroulement :

Au coin regroupement :

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Vous pouvez expliquer collectivement les consignes des 4 ateliers au coin regroupement. Le lundi, cela vous demandera un peu de temps (à prévoir dans votre temps d’atelier) ; le mardi vous réajusterez vos explications si vous avez constaté un dysfonctionnement ou une mauvaise compréhension le lundi (vous pourrez alors reprendre une consigne avec un ou deux élèves à un autre moment de la journée – voir atelier zéro). Vous pouvez entrer dans les consignes grâce à un tableau qui vous servira chaque fois que vous ferez les ateliers (morceau de moquette sur planche de bois) et une banque d’images de consignes qui induisent le sens des consignes avant de les expliquer à l’oral :

– cela vous fait gagner du temps car les élèves comprennent plus vite les consignes.

– le tableau permet de retrouver facilement les consignes si elles sont oubliées ; les élèves qui ne sont pas à votre atelier retournent au tableau et sont donc plus autonomes.

Ces images plastifiées (avec morceau de scratch au dos) deviennent, au fur et à mesure, un stock réutilisable déjà connu des enfants et que vous pouvez moduler à l’infini.

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Le plus facile quand on débute est de lister à l’avance quels enfants seront à tel ou tel atelier. Soyez quand même vigilants aux groupes de couleurs qui ne varient pas car les regroupements d’élèves peuvent et doivent bouger selon l’appropriation des savoirs. Cela vous permet aussi de cibler quels enfants seront avec vous le lundi c’est-à-dire en premier.

Aux ateliers :

Le matériel est déjà préparé sur les tables (fait par vous avant le début de la classe ou par l’ATSEM). Si vous avez besoin des tables avant les ateliers, vous préparez le matériel pour chaque atelier et vous le posez dans des plateaux/bacs sur un meuble en hauteur près de chaque emplacement. Ce matériel va lui aussi induire les consignes. Mais, pour les élèves, cela nécessite un apprentissage préalable : celui de ne pas se précipiter sur un matériel pour l’utiliser à leur convenance. Ils doivent donc observer, émettre des hypothèses, et donc anticiper l’activité. L’observation permet d’exercer leur pensée et de verbaliser leurs remarques. Ces compétences sont importantes lors des apprentissages langagiers en groupe classe (prendre le temps de réfléchir avant d’agir et accepter d’autres propositions).

Le tableau au coin regroupement et le matériel sur les tables permettent aux élèves d’acquérir un vocabulaire précis, la notion de représentation des objets : photographies, images, dessins, schémas….

Rôle de l’ATSEM lors des ateliers :

Les textes officiels nous fournissent un cadre : « Les agents spécialisés des écoles maternelles sont chargés de l’assistance au personnel enseignant pour la réception, l’animation et l’hygiène des très jeunes enfants ainsi que de la préparation et la mise en état de propreté des locaux et du matériel servant directement à ces enfants. Les agents spécialisés des écoles maternelles participent à la communauté éducative. » Décret n° 2008-182 du 26 février 2008.

Les ateliers sont toujours définis par l’enseignant : les objectifs, les compétences à atteindre, les activités, le rôle des élèves, le matériel à prévoir… sur une fiche de préparation et/ou le cahier journal. Les ATSEM ont un rôle important dans le développement éducatif du petit enfant : développement langagier, affectif etc. Leurs tâches ne se définissent pas uniquement en terme de soins, d’hygiène et d’entretien.  Concernant les ateliers, leur rôle ne se réduit pas à la préparation matérielle. L’ATSEM est un partenaire de l’enseignant et une personne ressource qui, loin de surveiller les élèves au sein d’un atelier, va veiller au bon déroulement des apprentissages. L’arrêté du 22 février 2017 a créé la spécialité « Accompagnant éducatif petite enfance », un nouveau CAP qui contient en annexe le référentiel dans lequel sont mentionnées les activités de l’ATSEM en école maternelle, ses compétences. Ainsi, on apprend que ce nouveau diplôme, délivré à partir de 2019, permet à son titulaire d’exercer auprès des enfants de moins de 6 ans en Établissement d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE), en école maternelle, en accueil collectif de mineurs, à son domicile, en Maison d’Assistants Maternels (MAM), au domicile des parents. Il définit des activités communes aux différents contextes d’exercices comme accompagner l’enfant dans ses découvertes et ses apprentissages (jeu libre, expérimentations) ; prendre soin et accompagner l’enfant dans les activités de la vie quotidienne ; inscrire son action dans le réseau des relations enfant-parents-professionnels (accueil de l’enfant et sa famille, partage d’informations…). Suivent des activités spécifiques selon le lieu d’exercice. Concernant l’ATSEM en école maternelle, il est prévu un volet « Assistance pédagogique au personnel enseignant ». Les tâches listées dans le référentiel sont :

  • « Installation des ateliers, remise en état des lieux après les activités pédagogiques.
  • Aide à la réalisation de l’activité d’un atelier.
  • Préparation et installation matérielle des supports pédagogiques.
  • Animation et surveillance d’un atelier sous la responsabilité de l’enseignant et en sa présence.
  • Participation à l’instauration des habitudes et règles de vie de classe.
  • Participation à l’accompagnement des enfants dans leurs sorties sur le temps scolaire.
  • Participation à la surveillance de la récréation sous la responsabilité de l’enseignant et en sa présence. »

 Le second volet concerne « Les activités de remise en état des matériels et des locaux ».

L’ATSEM joue donc pleinement un rôle dans les apprentissages de l’enfant et son rôle au cœur des ateliers est défini avec l’enseignant avant, pendant et après l’activité.

Quand un élève a terminé son atelier, que fait-il ?

Il est nécessaire de le prévoir ; dans le cas contraire beaucoup d’enfants viendront vous voir et pourront crier « Maîtresse, j’ai fini ! » « Maître, j’ai fini ! ». Il est donc nécessaire de réfléchir à des activités complémentaires non destinées uniquement aux enfants les plus rapides mais à tous. Ces activités complémentaires ne sont pas occupationnelles en attendant que les autres aient terminé mais bien des renforcements d’apprentissages :

– des ateliers périphériques : fiches de lecture, mathématiques, écriture… atelier scientifique, jeux de construction ciblés (avec consignes précises), labyrinthes ; coins-jeux avec consignes précises etc ;

– un cahier d’autonomie : puzzles à réaliser ; tangrams…

Voici une fiche de préparation conçue par Fabienne Quibel-Périnelle, que vous pouvez retrouver dans l’ouvrage suivant :

Ouvrage les rituels à l'école maternelle (2)

Fabienne a actualisé pour vous sa fiche de préparation sur le cahier d’autonomie (merci Fabienne !) :

Fiche de préparation Cahier d’autonomie

Fiche de préparation Cahier d’autonomie

Fiche de préparation Cahier d’autonomie

Pour aller plus loin.

Ce post en fichier à télécharger :

Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Retrouvez la vidéo sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

L’atelier zéro : dispositif pédagogique permettant d’enseigner individuellement en classe entière

L’atelier zéro est un dispositif pédagogique facilitant la gestion des difficultés de certains élèves ou bien l’apprentissage d’une notion difficile pour l’ensemble de la classe mais de manière individuelle. Il vise donc la réussite scolaire individuelle.

C’est un dispositif que j’ai beaucoup utilisé en maternelle lorsque j’avais plus de 30 élèves. Il est transposable en élémentaire notamment.

Objectifs pour le maître :

– Enseigner individuellement à certains élèves au sein d’une classe entière.

– Être en capacité d’évaluer pour chaque élève les difficultés (obstacles) et pouvoir y répondre rapidement.

Objectif pour l’élève :

– Comprendre rapidement grâce à une intervention ciblée du maître.

– Dédramatiser l’erreur et ainsi gagner en confiance.

– Prendre le temps de bien comprendre.

Mise en place du dispositif :

Je conseille toujours, la première fois, de réaliser une fiche de préparation sur la notion faisant l’objet de l’atelier zéro, notamment si vous débutez afin d’évaluer si cette notion correspond bien à ce type de dispositif. En effet, ce n’est pas tout à fait un dispositif de remédiation mais un dispositif d’enseignement ; la notion à apprendre, comprendre doit donc l’être sur un temps court.

J’expliquais toujours le fonctionnement en amont et on le faisait « au théâtre » c’est-à-dire « pour de faux » afin de s’exercer collectivement au fonctionnement sans charge cognitive (pas de notion à apprendre en jeu).

Atelier zéro

  1. Prévoir une activité en autonomie pour l’ensemble des élèves (30 mn environ). Cela fonctionne très bien en moyenne et grande sections. Exemple : j’utilisais beaucoup le temps de début d’après-midi consacré aux arts plastiques. Cela peut être également plusieurs ateliers, un plan de travail, des exercices en élémentaire, des activités pédagogiques dont le jeu est le vecteur…  Chaque enfant doit pouvoir venir rapidement près de vous et se remettre à son activité initiale rapidement. Pas de peinture, travail nécessitant de se laver les mains etc.
  2. Vous installez 3 ou 4 tables individuelles ou 2 bureaux double côte à côte et de manière à être face à l’ensemble de la classe.
  3. Une fois que vous êtes installé au milieu de ces 3 places et que les élèves sont tous en activité, vous appelez 2 élèves qui viennent rapidement s’installer à votre droite et à votre gauche (2 d’un côté et 1 de l’autre si vous en appelez 3). Vous leur expliquez la notion, vous êtes modèle c’est-à-dire que vous pouvez écrire, lire… Vous réexpliquez autant de fois que nécessaire en variant et en vous adaptant à chaque enfant. Si un enfant a compris, assimilé, il retourne à son activité pendant que l’autre reste encore et vous appelez un autre enfant et ainsi de suite. Prévoyez une fiche avec tous les prénoms des élèves et une case « observations ».

Ce dispositif n’est pas fait pour les élèves en difficulté uniquement, sinon ils seraient vite stigmatisés. Il est fait pour l’ensemble des élèves et de temps en temps vous pouvez l’utiliser lorsque certains ont des difficultés. Il faut que ce dispositif concerne toute la classe afin que les élèves soient en confiance. Vous mettrez en moyenne, à peu près 4-5 séances de 30 mn afin qu’une trentaine d’élèves passent à l’atelier zéro. Au départ, cela laisse une impression de temps long (« je n’ai pas le temps de faire cela ») mais quand vous l’expérimentez, vous vous rendez compte que tous ont compris et vous saurez exactement comment chacun a compris.

Les bénéfices seront pour vous :

– Pas de remédiation nécessaire ou très peu.

– Bien connaître les problèmes d’apprentissage, de compréhension… de chacun.

– Possibilité de valider par l’observation.

– Une meilleure appréhension du temps nécessaire à chacun afin d’apprendre, comprendre une notion.

– Un entraînement pour vous à reformuler des consignes, des explications.

Pour les élèves :

– Une plus grande motivation intrinsèque et extrinsèque.

– Une plus grande confiance en ses possibilités de comprendre et d’apprendre.

– Une attention de l’enseignant portée rien qu’à lui.

Lorsque vous aurez fait cette expérimentation plusieurs fois pour des notions différentes :

– Une connaissance aiguisée de la manière dont chaque élève comprend et apprend.

– Une aisance pédagogique à varier les consignes et à s’adapter à chacun.

– Des encouragements distribués aux élèves.

– Une confiance en vous en tant que professeur.

– Un climat de classe plus serein.

Tout est perfectible, j’attends vos retours afin de peaufiner ce dispositif !

Retrouvez la vidéo sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

Les ateliers

Quelques conseils pour débuter en petite, moyenne et/ou grande sections ; à modifier en fonction du profil particulier de la classe. Attention, les « ateliers » ne sont pas un domaine des programmes mais une organisation : sur l’emploi du temps bien écrire à côté les domaines principaux exploités.

Moyenne section, grande section :

On peut choisir le même domaine disciplinaire (ou pas). Prévoir 3 ou 4 ateliers (en moyenne 6 enfants par groupe).

EXEMPLE : LECTURE, travail sur les prénoms. Voici les ateliers proposés (attention, je n’ai pas indiqué les objectifs : nous verrons cela un peu plus tard) :

  1. Entourer le « i » (déjà étudié) dans les prénoms des 6 enfants inscrits à l’atelier.
  2. Recomposer son prénom avec des lettres découpées.
  3. Entourer l’initiale des prénoms.
  4. Avec l’enseignant : dans des livres de la bibliothèque (choisis minutieusement par le maître), les élèves doivent retrouver trois prénoms bien connus. L’enseignant apprendra aux enfants à bien se repérer dans le livre, à prélever des indices (l’initiale des prénoms), aidera ceux qui ont des difficultés en précisant la page du livre (ou le paragraphe) dans laquelle on pourra identifier le prénom. Les livres seront donc variés quant aux illustrations, aux écrits (nombreux ou pas), la taille des lettres…

24 enfants travaillent aux ateliers mais votre classe compte 30 élèves.

Les 6 enfants seront répartis dans les coins-jeux (par exemple, car votre classe peut être organisée en ateliers permanents) ; pas en activité libre, mais avec des consignes précises :

  • au coin cuisine, les enfants mettront la table complète pour 3 élèves dont le prénom contient un « a » (choisir 3 étiquettes prénoms), ces enfants invités, viendront ensuite manger au coin cuisine.
  • au coin poupées, les enfants habilleront 3 poupées avec des vêtements (préparés à l’avance) dans lesquels on entend [a] mais aussi en fonction du temps qu’il fait aujourd’hui. Car, si elles sont habillées correctement, elles sortiront en récréation avec les élèves (motivation).

Dans ce cas, les coins-jeux fonctionnent en ateliers avec une consigne et des objectifs à atteindre comme pour les autres ateliers. Tout cela étant indiqué sur la fiche de préparation.

Les ateliers seront vérifiés à la fin : il faut repérer très vite les enfants qui ont eu des difficultés (consignes non respectées…) et avec qui il faudra reprendre plus individuellement « l’exercice », à un autre moment de la journée. Ils doivent répondre à l’hétérogénéité de la classe : varier les consignes, le matériel, les rôles… Le plus difficile pour l’enseignant étant d’évaluer le temps que les élèves mettront pour réaliser leur travail. Souvent les ateliers en maternelle sont programmés sur une semaine ; cette souplesse dans le temps permet à tous les élèves de pouvoir travailler dans les différents ateliers (lundi, mardi, jeudi, vendredi pendant 35-45 mn environ). Le bilan avec les élèves est un moment fort en langage oral.

Le matériel étant déjà préparé, l’enseignant explique les consignes sur le tapis de regroupement à tous les élèves le premier jour, simplement mais plusieurs fois avec des termes différents pour être compris de chacun. Les jours suivants, les consignes étant déjà intériorisées, on pourra les redéfinir plus vite (en faisant intervenir les élèves ayant déjà travaillé dans ces ateliers) lorsque les élèves seront autour des tables.

Vous pouvez vous aider d’un tableau contenant 4 grandes cases et collecter des images que vous plastifiez et au dos desquelles figurent un scratch. Ainsi, vous aurez une couverture d’album, des crayons de couleurs, des ciseaux, de la colle… autant d’images affichées pour chaque atelier qui permettront aux élèves d’aller plus vite dans la compréhension des consignes ou d’anticiper celles-ci. Ces images vous serviront très souvent.

Présentation des ateliers

L’objectif principal étant la conquête de l’autonomie, ne pas demander un travail difficile et totalement nouveau ; les enfants doivent pouvoir travailler seuls d’où l’importance d’avoir réfléchi en amont à l’organisation de la classe, le matériel, les consignes, les interactions entre élèves…. réflexion qui dépasse largement le cadre d’une fiche de préparation mais qui est tout aussi importante et contribue à atteindre les objectifs spécifiques visés.

Petite section :

Les ateliers sont plus difficiles à mettre en place dans cette section car pour la majorité, il s’agit d’un apprentissage. Il est préférable de commencer très progressivement. Le maître pourra proposer des activités déjà connues dans des domaines disciplinaires différents. A cet âge, les enfants ne peuvent pas avoir la même autonomie que les moyens-grands mais ils ont besoin de travailler en groupes pour devenir sociables (même si ces groupes fonctionnent comme des élèves uniquement placés côte à côte). D’une durée n’excédant pas 30 mn, faire un roulement sur une semaine et sur plusieurs si nécessaire de façon à ne pas expliquer 3 ou 4 ateliers le lundi, mais un seul (deux au plus). Prévoir 3 ou 4 ateliers de 5 enfants.

On approfondit prochainement !

 

Un petit mot pour commencer

Bienvenue sur mon blog dédié à l’enseignement-apprentissage à l’école maternelle (et un peu plus).

Vous pouvez découvrir les différentes catégories qui seront alimentées au fur et à mesure. Je vais partager des documents directement utilisables en classe tout en justifiant le plus souvent leur conception et la réflexion qui ont permis leur création.

Enseignant-chercheur à l’INSPE, je partagerai également mes recherches, mes cours, des bibliographies, des interventions en formation continue des professeurs des écoles et la préparation au CRPE.

Bonne lecture et bonne appropriation !

Sophie Briquet-Duhazé

Classe