Les cahiers de maternelle en France et au Québec, Canada

En Amérique du Nord, les formats de papier sont différents (le A4 n’existe pas par exemple). De ce fait, il est intéressant de comparer les cahiers (quelques-uns) dès la maternelle en France et au Québec, Canada : les formats mais aussi les lignages. Régalez-vous !

Cahiers de maternelle en France : 2mm, 3mm, seyes agrandi :

Cahier en FranceCahiers en France 2

Cahiers de maternelle au Québec, au Canada :

Cahiers au QuébecCahiers au Québec 2

Différence de format :

Différence de taille entre cahiers français et québécois

 

Gérer le groupe classe au coin regroupement

En maternelle, chaque enseignant alterne les moments individuels, en groupes et collectifs. Le coin regroupement est l’occasion de rassembler la classe pour les rituels, la lecture d’un album… Même s’il est conseillé que les séances en langage oral soient réalisées en petits groupes, tout autre moment collectif mobilise le langage oral chez les enfants. Afin d’aider à la gestion du groupe et de chacun, voici une petite astuce pédagogique.

Il s’agit de préparer des images découpées et plastifiées et d’en donner 3 à chaque enfant. Si cela demande un investissement en préparation, celui-ci est vite amorti car vous conservez les images pendant plusieurs années. Il suffit de les adapter à une activité précise ou plutôt d’adapter la consigne à un objectif précis.

Voici quelques exemples :

Gérer le groupe classe au coin regroupement

  • Vous travaillez sur les fruits en sciences et en langage, vous pouvez distribuer des fruits avec les mots écrits ou non et demander que pour la première prise de parole, il faut avoir un kiwi.
  • C’est bientôt noël, vous lisez un album sur ce thème, au moment où vous posez des questions sur le « comment et le pourquoi », vous pouvez demander que chaque enfant ait 3 prises de parole et il devra poser devant lui les sapins du plus petit au plus grand, au fur et à mesure des prises de parole.
  • Pour les bouquets, vous pouvez demander que chaque enfant qui répond à une question ou prend la parole pose en premier le bouquet n°1 etc. de manière à faire un lien avec l’activité mathématique.

Outre des prises de parole plus ordonnées, cela vous permet d’observer les petits parleurs, les grands parleurs, d’être plus juste dans vos sollicitations et de faciliter le transfert de connaissances.

Laissez votre imagination d’enseignant de maternelle vous guider !

L’écriture du prénom : réflexion sur l’évaluation par l’observation directe

QUENTIN (en moyenne section) a écrit son prénom :

Quentin lettres dans le désordre

Si Quentin apporte son travail, une fois terminé, je vais lui dire qu’il s’est trompé, que les lettres ne sont pas dans l’ordre.

Si j’observe Quentin écrire son prénom, je vais m’apercevoir qu’il a parfaitement respecté l’ordre des lettres de son prénom car il a écrit de la manière suivante :

     Q          N           U        E         T        I        N

          1         4             2    3      5     6     7

Les chiffres représentent l’ordre d’écriture des lettres.

Il a bien écrit le Q puis le U et le E et au moment d’écrire le N, il s’est aperçu qu’il avait laissé beaucoup de place entre le Q et le U, il a donc écrit le N à cet endroit !

Quentin connait donc bien l’ordre des lettres de son prénom et a le souci de ne pas gaspiller de la place.

À méditer !

 

Écriture des capitales d’imprimerie contenant un trait vertical

Je vous propose un fichier autonome (modifiable si vous le souhaitez) « Écriture des lettres capitales avec un trait vertical«  sous la forme d’un lutin, que vous pouvez disposer à un atelier périphérique. Il correspond à la petite section et la moyenne section mais peut tout à fait être utilisé en grande section.

Bien sûr, des séances auront été réalisées au préalable mais ce fichier contient des pages orientées (point rouge en haut et à gauche) ; les lettres capitales contenant un trait vertical et la décomposition des tracés avec le moins de levés de crayon possibles, dont l’ordre et le sens sont symbolisés par des petites flèches. Il facilite ainsi le travail en autonomie.

Fichier autonome Lettres capitales avec trait vertical

Fichier autonome Écriture capitales d’imprimerie avec trait vertical PS-MS-GS

Fichier autonome Écriture capitales d’imprimerie avec trait vertical PS-MS-GS

En complément, un cube afin de toucher des traits verticaux : le point rouge permet à chaque fois à l’enfant de bien positionner la face du cube (les traits sont en peinture 3D) et il doit toucher-suivre le trait de haut en bas. De la même façon, un cube avec les lettres capitales contenant un trait vertical : ici le B est en pâte à bois. Les cubes lettres peuvent être réalisés par les enfants en atelier dirigé.

Toucher les lettres tout en prononçant leur nom, permet à certains élèves de réaliser cet apprentissage (apprendre, comprendre et mémoriser) là où cela leur est impossible lorsqu’elles sont imprimées sur du papier !

Cube trait vertical orientéCube lettres à toucher avec trait vertical

Au prochain lutin !

Les ateliers

Quelques conseils pour débuter en petite, moyenne et/ou grande sections ; à modifier en fonction du profil particulier de la classe. Attention, les « ateliers » ne sont pas un domaine des programmes mais une organisation : sur l’emploi du temps bien écrire à côté les domaines principaux exploités.

Moyenne section, grande section :

On peut choisir le même domaine disciplinaire (ou pas). Prévoir 3 ou 4 ateliers (en moyenne 6 enfants par groupe).

EXEMPLE : LECTURE, travail sur les prénoms. Voici les ateliers proposés (attention, je n’ai pas indiqué les objectifs : nous verrons cela un peu plus tard) :

  1. Entourer le « i » (déjà étudié) dans les prénoms des 6 enfants inscrits à l’atelier.
  2. Recomposer son prénom avec des lettres découpées.
  3. Entourer l’initiale des prénoms.
  4. Avec l’enseignant : dans des livres de la bibliothèque (choisis minutieusement par le maître), les élèves doivent retrouver trois prénoms bien connus. L’enseignant apprendra aux enfants à bien se repérer dans le livre, à prélever des indices (l’initiale des prénoms), aidera ceux qui ont des difficultés en précisant la page du livre (ou le paragraphe) dans laquelle on pourra identifier le prénom. Les livres seront donc variés quant aux illustrations, aux écrits (nombreux ou pas), la taille des lettres…

24 enfants travaillent aux ateliers mais votre classe compte 30 élèves.

Les 6 enfants seront répartis dans les coins-jeux (par exemple, car votre classe peut être organisée en ateliers permanents) ; pas en activité libre, mais avec des consignes précises :

  • au coin cuisine, les enfants mettront la table complète pour 3 élèves dont le prénom contient un « a » (choisir 3 étiquettes prénoms), ces enfants invités, viendront ensuite manger au coin cuisine.
  • au coin poupées, les enfants habilleront 3 poupées avec des vêtements (préparés à l’avance) dans lesquels on entend [a] mais aussi en fonction du temps qu’il fait aujourd’hui. Car, si elles sont habillées correctement, elles sortiront en récréation avec les élèves (motivation).

Dans ce cas, les coins-jeux fonctionnent en ateliers avec une consigne et des objectifs à atteindre comme pour les autres ateliers. Tout cela étant indiqué sur la fiche de préparation.

Les ateliers seront vérifiés à la fin : il faut repérer très vite les enfants qui ont eu des difficultés (consignes non respectées…) et avec qui il faudra reprendre plus individuellement « l’exercice », à un autre moment de la journée. Ils doivent répondre à l’hétérogénéité de la classe : varier les consignes, le matériel, les rôles… Le plus difficile pour l’enseignant étant d’évaluer le temps que les élèves mettront pour réaliser leur travail. Souvent les ateliers en maternelle sont programmés sur une semaine ; cette souplesse dans le temps permet à tous les élèves de pouvoir travailler dans les différents ateliers (lundi, mardi, jeudi, vendredi pendant 35-45 mn environ). Le bilan avec les élèves est un moment fort en langage oral.

Le matériel étant déjà préparé, l’enseignant explique les consignes sur le tapis de regroupement à tous les élèves le premier jour, simplement mais plusieurs fois avec des termes différents pour être compris de chacun. Les jours suivants, les consignes étant déjà intériorisées, on pourra les redéfinir plus vite (en faisant intervenir les élèves ayant déjà travaillé dans ces ateliers) lorsque les élèves seront autour des tables.

Vous pouvez vous aider d’un tableau contenant 4 grandes cases et collecter des images que vous plastifiez et au dos desquelles figurent un scratch. Ainsi, vous aurez une couverture d’album, des crayons de couleurs, des ciseaux, de la colle… autant d’images affichées pour chaque atelier qui permettront aux élèves d’aller plus vite dans la compréhension des consignes ou d’anticiper celles-ci. Ces images vous serviront très souvent.

Présentation des ateliers

L’objectif principal étant la conquête de l’autonomie, ne pas demander un travail difficile et totalement nouveau ; les enfants doivent pouvoir travailler seuls d’où l’importance d’avoir réfléchi en amont à l’organisation de la classe, le matériel, les consignes, les interactions entre élèves…. réflexion qui dépasse largement le cadre d’une fiche de préparation mais qui est tout aussi importante et contribue à atteindre les objectifs spécifiques visés.

Petite section :

Les ateliers sont plus difficiles à mettre en place dans cette section car pour la majorité, il s’agit d’un apprentissage. Il est préférable de commencer très progressivement. Le maître pourra proposer des activités déjà connues dans des domaines disciplinaires différents. A cet âge, les enfants ne peuvent pas avoir la même autonomie que les moyens-grands mais ils ont besoin de travailler en groupes pour devenir sociables (même si ces groupes fonctionnent comme des élèves uniquement placés côte à côte). D’une durée n’excédant pas 30 mn, faire un roulement sur une semaine et sur plusieurs si nécessaire de façon à ne pas expliquer 3 ou 4 ateliers le lundi, mais un seul (deux au plus). Prévoir 3 ou 4 ateliers de 5 enfants.

On approfondit prochainement !