Bien-être de l’élève : animaux et coussins lourds

  1. Le lézard vert

Le lézard vert est un Manimo. Conçu au Québec en 2002 par la société FDMT, il existe d’autres animaux réconfortants de la famille Manimo. Au Québec, on utilise « animal lourd » et en France « animal lesté« .

Le lézard vert

Le poids exerce une pression sur la partie du corps où est posé l’animal (cou, épaules, cuisses) et procure calme et apaisement. Cela permet de réguler les émotions, les comportements et favorise la détente, le réconfort. Voici le lien du site « FDMT » (Favoriser le Développement Maximal de Tous) :

https://www.fdmt.ca/animaux-lourds-manimo

Je vous conseille de lire le guide et d’écouter la vidéo (sur la stimulation sensorielle proprioceptive) afin d’en savoir plus et surtout de prendre le temps de visiter le site, une vraie mine d’or :

https://www.fdmt.ca/accessoires-manimo

La maison-mère est basée à Longueuil près de Montréal et c’est d’ailleurs dans une école de Longueuil en 2018 que j’ai pu voir les élèves utiliser un Manimo. C’est par ici.

Chaque animal lourd a un poids particulier. Le lézard vert fait 2kg mais il existe des animaux de 1kg, 1,5 kg… En général, on choisit un animal lourd de 1kg pour un enfant de 10kg et un animal lourd de 2kg pour un enfant de 20 kg. Ils peuvent être utilisés dès 3 ans.

Vous pouvez en avoir un en classe à disposition de tous les élèves, à la demande. Ils ne sont pas réservés aux enfants ayant des besoins particuliers uniquement. En France, vous pouvez notamment le retrouver sur le catalogue Hop’Toys ou jilu.

  1. Le chat

Ce chat lourd fait 1 kg. La marque est Grampa’s Garden basée dans le Maine aux États-Unis. Il est notamment distribué par Hop’Toys en France. Il s’enroule facilement autour du cou car il est très fin.

Le chat lourd

 

  1. Un coussin

Selon les budgets, vous pouvez aussi opter pour des coussins lestés avec des formes différentes. Et pourquoi pas en fabriquer vous-même ou les faire fabriquer par des parents, des personnes âgées… Il suffit de mettre de côté des noyaux de cerise, d’abricot…, du tissu doux épais et de renforcer les coutures pour que rien ne s’échappe (sécurité). Il est également distribué par Hop’Toys.

Le coussin lesté

Bonne détente !

Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Petit rappel :

Il n’y a pas un seul fonctionnement des ateliers mais plusieurs qui dépendent de l’école, la classe, l’enseignant, son statut…

Le fonctionnement de 4 ateliers sur les 4 jours de la semaine est le fonctionnement conseillé aux enseignants débutants car c’est l’organisation qui vous permet d’apprendre à mettre en place et mettre en œuvre des ateliers du début à la fin sans vous « noyer » : préparation (une fiche de préparation et 3 ateliers détaillés), organisation (matériel, consignes, rôle de l’ATSEM), gestion du temps (durée des ateliers ; gérer les élèves lorsqu’ils ont terminé), gestion de l’espace (être présent à un atelier et balayage du regard sur les 3 autres), de l’autorité (ne pas accepter que tous les élèves viennent vers l’enseignant pour demander). Le lundi vous commencez les ateliers et le vendredi, chaque élève a réalisé les quatre ateliers.

Enfin, les ateliers sont un mode de regroupement et de fonctionnement non un domaine disciplinaire. Dans votre emploi du temps, indiquez bien les domaines concernés (pratiquement tous) et non « 9h30-10h15 : ateliers ». Vous pouvez indiquer « ateliers » après les domaines. Voir emploi du temps différencié sur le blog.

     1. La préparation :

Vous pouvez choisir 4 domaines ou sous-domaines différents ou bien 2 ateliers dans un domaine (mathématiques) et deux ateliers dans un autre domaine (lecture) ou bien 4 ateliers dans un même domaine (lecture) avec 4 objectifs différents ou bien 4 ateliers de lecture permettant d’atteindre un objectif en proposant 4 activités différentes (renforcement). Tout est possible.

Voici un exemple MS/GS

Sur mon cahier journal, j’indiquerai (personnalisez bien sûr ) :

Atelier 1Atelier 2Atelier 3Atelier 4
NiveauGSGSMSMS
DomaineÉcriture : le prénomLecture : le titre des livresSciences : Semons des grainesMathématiques : étendre les vêtements des poupées
ActivitéChaque enfant doit écrire 3 fois son prénom sur une étiquette. Selon le niveau et les capacités, plusieurs tailles d’étiquettes, modèle ou non, en script majuscule ou cursive. Les étiquettes seront collées sur les pots de plantation (atelier sciences).Les enfants ont la reproduction de la couverture de 4 livres lus et travaillés en classe, les albums à disposition, la reproduction des titres à l’identique, en script majuscule, en scripte minuscule et en cursive pour les GS. Ils doivent remettre les titres sur les bonnes couvertures.Chaque enfant plantera des graines : lentilles, haricots, radis.
L’ATSEM écrira provisoirement les prénoms.
Chaque enfant a un sac avec des pinces à linge. Il doit étendre les vêtements des poupées en mettant deux pinces à linge par vêtement.
En a-t-il assez, de trop, juste le compte (selon la section) ?
Objectifs– S’entraîner à écrire son prénom en respectant l’ordre des lettres.
– Diminuer progressivement la taille des lettres produites.
– Reconnaître 2 ou 3 écritures différentes (scripte majuscule, script minuscule,  cursive).– Approcher le concept de vie végétale.
– Connaître les besoins essentiels des végétaux.
– Résoudre une situation problème concrète contribuant à la compréhension des notions de nombre et de quantité.
ModalitésEncadré par PE
(cf fiche de préparation)
En autonomieEncadré par l’ATSEMEn autonomie
Critères
d’évaluation
Contrôle par l’observation de l’ordre des lettres et de leur taille. Repérage du matériel pris et ajustement (taille des l’étiquette, modèle ou non…).Chaque enfant prend des photos de ses productions avec l’appareil photo numérique après avoir mis son étiquette prénom près de la production.Le PE a demandé à l’ATSEM de noter par écrit les réussites, difficultés de chacun sur un tableau.Chaque enfant a son prénom sur un fil du tancarville déplié près du coin poupées.

Un tableau avec le prénom des enfants et les 4 ateliers permet très vite de noter les passages aux ateliers, les observations ponctuelles, les difficultés, réussites…

Pointage des ateliers

Pointage des ateliers

Pointage des ateliers

Une fiche de préparation sera réalisée pour la séance que vous encadrez (voir modèles sur le blog).

      2. Explicitation des consignes et déroulement :

Au coin regroupement :

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Vous pouvez expliquer collectivement les consignes des 4 ateliers au coin regroupement. Le lundi, cela vous demandera un peu de temps (à prévoir dans votre temps d’atelier) ; le mardi vous réajusterez vos explications si vous avez constaté un dysfonctionnement ou une mauvaise compréhension le lundi (vous pourrez alors reprendre une consigne avec un ou deux élèves à un autre moment de la journée – voir atelier zéro). Vous pouvez entrer dans les consignes grâce à un tableau qui vous servira chaque fois que vous ferez les ateliers (morceau de moquette sur planche de bois) et une banque d’images de consignes qui induisent le sens des consignes avant de les expliquer à l’oral :

– cela vous fait gagner du temps car les élèves comprennent plus vite les consignes.

– le tableau permet de retrouver facilement les consignes si elles sont oubliées ; les élèves qui ne sont pas à votre atelier retournent au tableau et sont donc plus autonomes.

Ces images plastifiées (avec morceau de scratch au dos) deviennent, au fur et à mesure, un stock réutilisable déjà connu des enfants et que vous pouvez moduler à l’infini.

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Le plus facile quand on débute est de lister à l’avance quels enfants seront à tel ou tel atelier. Soyez quand même vigilants aux groupes de couleurs qui ne varient pas car les regroupements d’élèves peuvent et doivent bouger selon l’appropriation des savoirs. Cela vous permet aussi de cibler quels enfants seront avec vous le lundi c’est-à-dire en premier.

Aux ateliers :

Le matériel est déjà préparé sur les tables (fait par vous avant le début de la classe ou par l’ATSEM). Si vous avez besoin des tables avant les ateliers, vous préparez le matériel pour chaque atelier et vous le posez dans des plateaux/bacs sur un meuble en hauteur près de chaque emplacement. Ce matériel va lui aussi induire les consignes. Mais, pour les élèves, cela nécessite un apprentissage préalable : celui de ne pas se précipiter sur un matériel pour l’utiliser à leur convenance. Ils doivent donc observer, émettre des hypothèses, et donc anticiper l’activité. L’observation permet d’exercer leur pensée et de verbaliser leurs remarques. Ces compétences sont importantes lors des apprentissages langagiers en groupe classe (prendre le temps de réfléchir avant d’agir et accepter d’autres propositions).

Le tableau au coin regroupement et le matériel sur les tables permettent aux élèves d’acquérir un vocabulaire précis, la notion de représentation des objets : photographies, images, dessins, schémas….

Rôle de l’ATSEM lors des ateliers :

Les textes officiels nous fournissent un cadre : « Les agents spécialisés des écoles maternelles sont chargés de l’assistance au personnel enseignant pour la réception, l’animation et l’hygiène des très jeunes enfants ainsi que de la préparation et la mise en état de propreté des locaux et du matériel servant directement à ces enfants. Les agents spécialisés des écoles maternelles participent à la communauté éducative. » Décret n° 2008-182 du 26 février 2008.

Les ateliers sont toujours définis par l’enseignant : les objectifs, les compétences à atteindre, les activités, le rôle des élèves, le matériel à prévoir… sur une fiche de préparation et/ou le cahier journal. Les ATSEM ont un rôle important dans le développement éducatif du petit enfant : développement langagier, affectif etc. Leurs tâches ne se définissent pas uniquement en terme de soins, d’hygiène et d’entretien.  Concernant les ateliers, leur rôle ne se réduit pas à la préparation matérielle. L’ATSEM est un partenaire de l’enseignant et une personne ressource qui, loin de surveiller les élèves au sein d’un atelier, va veiller au bon déroulement des apprentissages. L’arrêté du 22 février 2017 a créé la spécialité « Accompagnant éducatif petite enfance », un nouveau CAP qui contient en annexe le référentiel dans lequel sont mentionnées les activités de l’ATSEM en école maternelle, ses compétences. Ainsi, on apprend que ce nouveau diplôme, délivré à partir de 2019, permet à son titulaire d’exercer auprès des enfants de moins de 6 ans en Établissement d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE), en école maternelle, en accueil collectif de mineurs, à son domicile, en Maison d’Assistants Maternels (MAM), au domicile des parents. Il définit des activités communes aux différents contextes d’exercices comme accompagner l’enfant dans ses découvertes et ses apprentissages (jeu libre, expérimentations) ; prendre soin et accompagner l’enfant dans les activités de la vie quotidienne ; inscrire son action dans le réseau des relations enfant-parents-professionnels (accueil de l’enfant et sa famille, partage d’informations…). Suivent des activités spécifiques selon le lieu d’exercice. Concernant l’ATSEM en école maternelle, il est prévu un volet « Assistance pédagogique au personnel enseignant ». Les tâches listées dans le référentiel sont :

  • « Installation des ateliers, remise en état des lieux après les activités pédagogiques.
  • Aide à la réalisation de l’activité d’un atelier.
  • Préparation et installation matérielle des supports pédagogiques.
  • Animation et surveillance d’un atelier sous la responsabilité de l’enseignant et en sa présence.
  • Participation à l’instauration des habitudes et règles de vie de classe.
  • Participation à l’accompagnement des enfants dans leurs sorties sur le temps scolaire.
  • Participation à la surveillance de la récréation sous la responsabilité de l’enseignant et en sa présence. »

 Le second volet concerne « Les activités de remise en état des matériels et des locaux ».

L’ATSEM joue donc pleinement un rôle dans les apprentissages de l’enfant et son rôle au cœur des ateliers est défini avec l’enseignant avant, pendant et après l’activité.

Quand un élève a terminé son atelier, que fait-il ?

Il est nécessaire de le prévoir ; dans le cas contraire beaucoup d’enfants viendront vous voir et pourront crier « Maîtresse, j’ai fini ! » « Maître, j’ai fini ! ». Il est donc nécessaire de réfléchir à des activités complémentaires non destinées uniquement aux enfants les plus rapides mais à tous. Ces activités complémentaires ne sont pas occupationnelles en attendant que les autres aient terminé mais bien des renforcements d’apprentissages :

– des ateliers périphériques : fiches de lecture, mathématiques, écriture… atelier scientifique, jeux de construction ciblés (avec consignes précises), labyrinthes ; coins-jeux avec consignes précises etc ;

– un cahier d’autonomie : puzzles à réaliser ; tangrams…

Voici une fiche de préparation conçue par Fabienne Quibel-Périnelle, que vous pouvez retrouver dans l’ouvrage suivant :

Ouvrage les rituels à l'école maternelle (2)

Fabienne a actualisé pour vous sa fiche de préparation sur le cahier d’autonomie (merci Fabienne !) :

Fiche de préparation Cahier d’autonomie

Fiche de préparation Cahier d’autonomie

Fiche de préparation Cahier d’autonomie

Pour aller plus loin.

Ce post en fichier à télécharger :

Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Mise en place de 4 ateliers quand on débute en maternelle

Retrouvez la vidéo sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

Calculer le pourcentage de présents sur le registre d’appel (cahier d’appel) quand on débute

Le registre d’appel (cahier d’appel) doit être rempli deux fois par jour tous les jours de classe. Chaque fin de mois, vous devez calculer le pourcentage de présents afin de remplir un tableau qui est soit à la fin du registre d’appel, soit sur la page de chaque mois. Cette explication s’adresse bien sûr aux stagiaires, débutants, contractuels…

Dans mon exemple, j’ai indiqué 29 élèves de MS/GS avec des noms et prénoms inventés pour l’occasion !

Voici comment faire :

  1. Compter le nombre d’absences dans le mois pour chaque élève sachant qu’1/2 journée compte 1 et donc une journée entière d’absence (+) compte 2 :

Cahier d'appel rempli

2. Calculer le total des absences du mois : dans mon exemple, 107.

3.  Remplir le tableau :

  • Indiquer pour le mois le nombre de demi-jours de classe : ici 36 (pour septembre 2022).
  • Inscrire le nombre total d’élèves : 29.
  • Calculer le nombre total des présences possibles : 36 X 29 = 1044.
  • Reporter le nombre d’absences dans le mois : 107.
  • Calculer le total des présences effectives : 1044 – 107 = 937.
  • Moyenne mensuelle des présents : (937 ÷ 1044) X 100 = 89,75 % pour septembre.

Cahier d'appel tableau rempli

Retrouvez la vidéo sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

Gestion de classe : l’enfant qui ne vient pas au coin regroupement et l’enfant qui interrompt une lecture d’album

Comment gérer sa classe dans les deux situations suivantes :

  1. Vous appelez tous vos élèves au coin regroupement et un enfant ne veut pas venir car il souhaite terminer son puzzle.
  2. Vous racontez une histoire au coin regroupement et un enfant vous interrompt en parlant du tracteur rouge de papi.

Coin regroupement en G13

Je vous présente deux propositions afin de gérer ces deux situations dans la vidéo sur ma chaîne Youtube ou ci-dessous :

 

Gestion de classe en maternelle : 10 trucs et astuces pour débuter

Voici un choix de 10 trucs et astuces pour débuter en maternelle. Les titres sont ci-dessous et je développe chaque point dans le fichier à télécharger :

1- Le premier et le plus important, quelle que soit la section : ne pas parler à un enfant (aux enfants) lorsqu’il est (ils sont) à plus de 2 mètres de vous.

2 – Jouez avec votre voix, commentez vos actions.

3 – Être juste, attentive, attentif et le faire savoir.

4 – Balayage du regard.

5 – Faire des fiches de préparation concernant les moments de rupture.

6 – Les comptines.

7- Aller en salle de jeux, franchir la porte.

8 – La durée des séances.

9 – Susciter l’attention des élèves.

10 – En maternelle, les enfants doivent bouger.

 

Gestion de classe en maternelle 10 trucs et astuces

Retrouvez la vidéo sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

L’atelier zéro : dispositif pédagogique permettant d’enseigner individuellement en classe entière

L’atelier zéro est un dispositif pédagogique facilitant la gestion des difficultés de certains élèves ou bien l’apprentissage d’une notion difficile pour l’ensemble de la classe mais de manière individuelle. Il vise donc la réussite scolaire individuelle.

C’est un dispositif que j’ai beaucoup utilisé en maternelle lorsque j’avais plus de 30 élèves. Il est transposable en élémentaire notamment.

Objectifs pour le maître :

– Enseigner individuellement à certains élèves au sein d’une classe entière.

– Être en capacité d’évaluer pour chaque élève les difficultés (obstacles) et pouvoir y répondre rapidement.

Objectif pour l’élève :

– Comprendre rapidement grâce à une intervention ciblée du maître.

– Dédramatiser l’erreur et ainsi gagner en confiance.

– Prendre le temps de bien comprendre.

Mise en place du dispositif :

Je conseille toujours, la première fois, de réaliser une fiche de préparation sur la notion faisant l’objet de l’atelier zéro, notamment si vous débutez afin d’évaluer si cette notion correspond bien à ce type de dispositif. En effet, ce n’est pas tout à fait un dispositif de remédiation mais un dispositif d’enseignement ; la notion à apprendre, comprendre doit donc l’être sur un temps court.

J’expliquais toujours le fonctionnement en amont et on le faisait « au théâtre » c’est-à-dire « pour de faux » afin de s’exercer collectivement au fonctionnement sans charge cognitive (pas de notion à apprendre en jeu).

Atelier zéro

  1. Prévoir une activité en autonomie pour l’ensemble des élèves (30 mn environ). Cela fonctionne très bien en moyenne et grande sections. Exemple : j’utilisais beaucoup le temps de début d’après-midi consacré aux arts plastiques. Cela peut être également plusieurs ateliers, un plan de travail, des exercices en élémentaire, des activités pédagogiques dont le jeu est le vecteur…  Chaque enfant doit pouvoir venir rapidement près de vous et se remettre à son activité initiale rapidement. Pas de peinture, travail nécessitant de se laver les mains etc.
  2. Vous installez 3 ou 4 tables individuelles ou 2 bureaux double côte à côte et de manière à être face à l’ensemble de la classe.
  3. Une fois que vous êtes installé au milieu de ces 3 places et que les élèves sont tous en activité, vous appelez 2 élèves qui viennent rapidement s’installer à votre droite et à votre gauche (2 d’un côté et 1 de l’autre si vous en appelez 3). Vous leur expliquez la notion, vous êtes modèle c’est-à-dire que vous pouvez écrire, lire… Vous réexpliquez autant de fois que nécessaire en variant et en vous adaptant à chaque enfant. Si un enfant a compris, assimilé, il retourne à son activité pendant que l’autre reste encore et vous appelez un autre enfant et ainsi de suite. Prévoyez une fiche avec tous les prénoms des élèves et une case « observations ».

Ce dispositif n’est pas fait pour les élèves en difficulté uniquement, sinon ils seraient vite stigmatisés. Il est fait pour l’ensemble des élèves et de temps en temps vous pouvez l’utiliser lorsque certains ont des difficultés. Il faut que ce dispositif concerne toute la classe afin que les élèves soient en confiance. Vous mettrez en moyenne, à peu près 4-5 séances de 30 mn afin qu’une trentaine d’élèves passent à l’atelier zéro. Au départ, cela laisse une impression de temps long (« je n’ai pas le temps de faire cela ») mais quand vous l’expérimentez, vous vous rendez compte que tous ont compris et vous saurez exactement comment chacun a compris.

Les bénéfices seront pour vous :

– Pas de remédiation nécessaire ou très peu.

– Bien connaître les problèmes d’apprentissage, de compréhension… de chacun.

– Possibilité de valider par l’observation.

– Une meilleure appréhension du temps nécessaire à chacun afin d’apprendre, comprendre une notion.

– Un entraînement pour vous à reformuler des consignes, des explications.

Pour les élèves :

– Une plus grande motivation intrinsèque et extrinsèque.

– Une plus grande confiance en ses possibilités de comprendre et d’apprendre.

– Une attention de l’enseignant portée rien qu’à lui.

Lorsque vous aurez fait cette expérimentation plusieurs fois pour des notions différentes :

– Une connaissance aiguisée de la manière dont chaque élève comprend et apprend.

– Une aisance pédagogique à varier les consignes et à s’adapter à chacun.

– Des encouragements distribués aux élèves.

– Une confiance en vous en tant que professeur.

– Un climat de classe plus serein.

Tout est perfectible, j’attends vos retours afin de peaufiner ce dispositif !

Retrouvez la vidéo sur ma chaîne YouTube ou ci-dessous :

Progressions domaine 1.2 L’écrit TPS, PS, MS, GS

     Je vous propose une progression d’école concernant le domaine 1.2. L’écrit, de la TPS à le GS,  conforme :

  • au programme de 2020 paru au BO n°31 du 30 juillet 2020 (pour l’écrit, il est identique au programme de 2015) et aux différentes ressources Eduscol : en noir ;
  • aux recommandations pédagogiques parues au BO n°22 du 29 mai 2019 : en bleu ;
  • au guide « Pour préparer l’apprentissage de la lecture et de l’écriture à l’école maternelle » paru en février 2020 : en vert.

Cette progression prend donc en compte les différentes instructions officielles en vigueur. J’ai beaucoup détaillé car il me semble que c’est ce que vous préférez. J’ai privilégié les apprentissages en boucle tout en veillant à la progressivité. Si vous n’utilisez qu’une progression (moyenne section par exemple), regardez bien celle de la PS et de la GS pour adapter selon le niveau global de votre classe.

Dans la colonne « Observations« , j’ai ajouté des éléments importants qui vous aideront à organiser les apprentissages, ou bien des injonctions etc. de manière à les mettre en évidence.

Comme il n’y a pas de préconisations pour les tout-petits, j’ai construit la progression à partir de toutes les recommandations et en adaptant aux 2 ans ; de ce fait tout apparait en noir.

Ajoutez, enlevez, modifiez… pour adapter ce travail à votre école, à votre classe.

Bonne appropriation.

Progressions

Progression L’ECRIT TPS-PS-MS-GS

Progression L’ECRIT TPS-PS-MS-GS

Progression L’ECRIT GS

Progression L’ECRIT GS

Progression L’ECRIT MS

Progression L’ECRIT MS

Progression L’ECRIT PS

Progression L’ECRIT PS

Progression L’ECRIT TPS

Progression L’ECRIT TPS

Vous pouvez retrouver progressivement des vidéos sur ma chaîne YouTube :

https://www.youtube.com/channel/UCFb-CD_h2BZC6mvjtDWqiog

C’était comment avant : le registre d’appel en 1881 ?

En apparence, il n’était pas très différent de celui d’aujourd’hui. Grace à Eugène Rendu (1881, p.64), nous pouvons replonger dans la circulaire ministérielle du 17 avril 1866 qui justifie moralement la tenue du nouveau registre journalier, base de la statistique nationale :

« Il s’agit d’enfants dont nous avons la charge, d’unités vivantes dont pas une ne doit être négligée. Ce chiffre que l’instituteur s’astreint à marquer pour une absence, c’est toute une leçon qu’il donne aux enfants, aux familles, au pays. Quand l’Administration dit à l’instituteur qu’il ne doit pas laisser passer inaperçue l’absence d’un seul élève pendant un seul jour, elle dit par là même aux parents que cette absence n’est pas un fait insignifiant ; qu’eux aussi doivent respecter le temps des enfants ; que, dans la durée si réduite des études primaires, les jours, les heures sont comptés ; que priver l’enfant de quelques leçons, chaque mois, c’est priver son intelligence de quelques-unes des ressources et des chances de développement dont elle avait strictement besoin ; c’est causer à cet enfant un préjudice réel en brisant pour lui la suite des idées, le bon ordre de l’enseignement, la progression des exercices ; c’est enfin prendre sur son capital et mutiler cette éducation, qui n’est pourtant que le minimum de la culture nécessaire à l’homme et au citoyen. »

Registre d'appel couverture

La circulaire du 17 avril 1866 explicite comment faire l’appel car à l’époque cela pouvait s’avérer long au regard des 50, 60 ou 80 noms… et des retardataires très fréquents. Pour éviter de perdre du temps, la circulaire indique de placer aux tables les enfants, dans le même ordre que dans le registre !

La différence avec le registre d’aujourd’hui est que les absences figuraient à gauche et les notes des élèves, à droite. Eugène Rendu (1881, p. 65) rappelle et synthétise les écritures obligatoires de l’instituteur : « Le registre matricule donne la situation financière, le journal de classe indique les opérations faites, le registre d’appel et de notes fournit les résultats moraux obtenus. » Vous pouvez découvrir sur le registre la partie pédagogique et les matières notées. Le mode de notation était : Parfait : 10 ; Très bien : 9 ; Bien : 7 et 8 ; Assez bien : 6 ; Passable : 5 ; Médiocre : 3 et 4 ; Mal : 1 et 2 ; Nul : 0. Et de préciser que ce mode de notation est le même que celui des examens d’admission aux écoles normales, au certificat d’études primaires, et qu’il est suffisamment précis pour y trouver toutes les nuances du mérite !

Registre d'appel et notes

Si les enfants sont placés aux tables comme sur le registre d’appel, ce n’est pas en référence à l’ordre alphabétique du nom de famille, mais en fonction de ce mérite justement. Le travail du mois permettait à certains de changer de place et d’aller « de l’avant », en fonction des notes mais surtout de l’exactitude et de la conduite : les premiers venaient chercher une récompense exceptionnelle et les derniers baissaient la tête !

Une copie de la page annuelle était transmise en fin d’année scolaire à l’inspecteur de l’enseignement primaire.

Registre d'appel relevé annuel

Rendu E. (1881). Manuel de l’enseignement primaire. Pédagogique, théorique et pratique. Paris : Hachette. Nouvelle édition remaniée et très augmentée avec la collaboration de A. Trouillet, Inspecteur de l’Instruction Primaire. La première édition date de 1857.