Voici un modèle de fiche de préparation vierge actualisé (.docx et pdf) pour être en conformité avec la circulaire de rentrée 2019 et les recommandations pédagogiques parues dans le BOEN n°22 du 29 mai 2019. Les nouveautés sont en vert pour un meilleur repérage (vous pouvez les remettre en noir bien sûr).
A suivre, une aide à la conception de cette fiche de préparation pour les enseignants débutants…
Vous pouvez retrouver la vidéo « Fiche de préparation : concevoir son modèle vierge » sur ma chaîne YouTube ainsi que la vidéo « Qu’est-ce qu’une fiche de préparation ? » rubrique Master MEEF mention 1 :
Vu en visite aujourd’hui en classe de MS/GS : un livre des systèmes de fermetures intitulé « Habillage« , à manipuler par les enfants, pour apprendre à boutonner, déboutonner mais aussi fermer-ouvrir une fermeture à glissière, une ceinture, etc.
Un gros et beau travail réalisé par Marion PAPLOREY, stagiaire en master 2 MEEF mention 1 à l’ESPE de l’Académie de Rouen. Félicitations Marion !
En maternelle, chaque enseignant alterne les moments individuels, en groupes et collectifs. Le coin regroupement est l’occasion de rassembler la classe pour les rituels, la lecture d’un album… Même s’il est conseillé que les séances en langage oral soient réalisées en petits groupes, tout autre moment collectif mobilise le langage oral chez les enfants. Afin d’aider à la gestion du groupe et de chacun, voici une petite astuce pédagogique.
Il s’agit de préparer des images découpées et plastifiées et d’en donner 3 à chaque enfant. Si cela demande un investissement en préparation, celui-ci est vite amorti car vous conservez les images pendant plusieurs années. Il suffit de les adapter à une activité précise ou plutôt d’adapter la consigne à un objectif précis.
Voici quelques exemples :
Vous travaillez sur les fruits en sciences et en langage, vous pouvez distribuer des fruits avec les mots écrits ou non et demander que pour la première prise de parole, il faut avoir un kiwi.
C’est bientôt noël, vous lisez un album sur ce thème, au moment où vous posez des questions sur le « comment et le pourquoi », vous pouvez demander que chaque enfant ait 3 prises de parole et il devra poser devant lui les sapins du plus petit au plus grand, au fur et à mesure des prises de parole.
Pour les bouquets, vous pouvez demander que chaque enfant qui répond à une question ou prend la parole pose en premier le bouquet n°1 etc. de manière à faire un lien avec l’activité mathématique.
Outre des prises de parole plus ordonnées, cela vous permet d’observer les petits parleurs, les grands parleurs, d’être plus juste dans vos sollicitations et de faciliter le transfert de connaissances.
Laissez votre imagination d’enseignant de maternelle vous guider !
Quelques conseils pour débuter en petite, moyenne et/ou grande sections ; à modifier en fonction du profil particulier de la classe. Attention, les « ateliers » ne sont pas un domaine des programmes mais une organisation : sur l’emploi du temps bien écrire à côté les domaines principaux exploités.
Moyenne section, grande section :
On peut choisir le même domaine disciplinaire (ou pas). Prévoir 3 ou 4 ateliers (en moyenne 6 enfants par groupe).
EXEMPLE : LECTURE, travail sur les prénoms. Voici les ateliers proposés (attention, je n’ai pas indiqué les objectifs : nous verrons cela un peu plus tard) :
Entourer le « i » (déjà étudié) dans les prénoms des 6 enfants inscrits à l’atelier.
Recomposer son prénom avec des lettres découpées.
Entourer l’initiale des prénoms.
Avec l’enseignant : dans des livres de la bibliothèque (choisis minutieusement par le maître), les élèves doivent retrouver trois prénoms bien connus. L’enseignant apprendra aux enfants à bien se repérer dans le livre, à prélever des indices (l’initiale des prénoms), aidera ceux qui ont des difficultés en précisant la page du livre (ou le paragraphe) dans laquelle on pourra identifier le prénom. Les livres seront donc variés quant aux illustrations, aux écrits (nombreux ou pas), la taille des lettres…
24 enfants travaillent aux ateliers mais votre classe compte 30 élèves.
Les 6 enfants seront répartis dans les coins-jeux (par exemple, car votre classe peut être organisée en ateliers permanents) ; pas en activité libre, mais avec des consignes précises :
au coin cuisine, les enfants mettront la table complète pour 3 élèves dont le prénom contient un « a » (choisir 3 étiquettes prénoms), ces enfants invités, viendront ensuite manger au coin cuisine.
au coin poupées, les enfants habilleront 3 poupées avec des vêtements (préparés à l’avance) dans lesquels on entend [a] mais aussi en fonction du temps qu’il fait aujourd’hui. Car, si elles sont habillées correctement, elles sortiront en récréation avec les élèves (motivation).
Dans ce cas, les coins-jeux fonctionnent en ateliers avec une consigne et des objectifs à atteindre comme pour les autres ateliers. Tout cela étant indiqué sur la fiche de préparation.
Les ateliers seront vérifiés à la fin: il faut repérer très vite les enfants qui ont eu des difficultés (consignes non respectées…) et avec qui il faudra reprendre plus individuellement « l’exercice », à un autre moment de la journée. Ils doivent répondre à l’hétérogénéité de la classe : varier les consignes, le matériel, les rôles… Le plus difficile pour l’enseignant étant d’évaluer le temps que les élèves mettront pour réaliser leur travail. Souvent les ateliers en maternelle sont programmés sur une semaine ; cette souplesse dans le temps permet à tous les élèves de pouvoir travailler dans les différents ateliers (lundi, mardi, jeudi, vendredi pendant 35-45 mn environ). Le bilan avec les élèves est un moment fort en langage oral.
Le matériel étant déjà préparé, l’enseignant explique les consignes sur le tapis de regroupement à tous les élèves le premier jour, simplement mais plusieurs fois avec des termes différents pour être compris de chacun. Les jours suivants, les consignes étant déjà intériorisées, on pourra les redéfinir plus vite (en faisant intervenir les élèves ayant déjà travaillé dans ces ateliers) lorsque les élèves seront autour des tables.
Vous pouvez vous aider d’un tableau contenant 4 grandes cases et collecter des images que vous plastifiez et au dos desquelles figurent un scratch. Ainsi, vous aurez une couverture d’album, des crayons de couleurs, des ciseaux, de la colle… autant d’images affichées pour chaque atelier qui permettront aux élèves d’aller plus vite dans la compréhension des consignes ou d’anticiper celles-ci. Ces images vous serviront très souvent.
L’objectif principal étant la conquête de l’autonomie, ne pas demander un travail difficile et totalement nouveau ; les enfants doivent pouvoir travailler seuls d’où l’importance d’avoir réfléchi en amont à l’organisation de la classe, le matériel, les consignes, les interactions entre élèves…. réflexion qui dépasse largement le cadre d’une fiche de préparation mais qui est tout aussi importante et contribue à atteindre les objectifs spécifiques visés.
Petite section :
Les ateliers sont plus difficiles à mettre en place dans cette section car pour la majorité, il s’agit d’un apprentissage. Il est préférable de commencer trèsprogressivement. Le maître pourra proposer des activités déjà connues dans des domaines disciplinaires différents. A cet âge, les enfants ne peuvent pas avoir la même autonomie que les moyens-grands mais ils ont besoin de travailler en groupes pour devenir sociables (même si ces groupes fonctionnent comme des élèves uniquement placés côte à côte). D’une durée n’excédant pas 30 mn, faire un roulement sur une semaine et sur plusieurs si nécessaire de façon à ne pas expliquer 3 ou 4 ateliers le lundi, mais un seul (deux au plus). Prévoir 3 ou 4 ateliers de 5 enfants.
On approfondit prochainement !
Retrouvez la vidéo « Mise en place de 4 ateliers quand on débute » surma chaîne YouTube ou ci-dessous :
Pour préparer la rentrée, je vous propose4 progressions en langage oral de la toute petite section (TPS, 2 ans) à la grande section (GS, 5 ans), conformes au programme de l’école maternelle de 2015. Bien-sûr, il s’agit d’une base de travail à modifier, compléter… selon vos classes (pour cela elle sont en .doc, pdf, séparées ou non). Elles sont construites en lien les unes avec les autres dans l’optique d’une progression d’école. Si vous avez une MS par exemple, n’hésitez pas à consulter la progression de l’année précédente et celle de l’année suivante, ce qui vous aidera à adapter vos propres progressions. Celle des 2 ans est différente de celle des 3 ans de manière à en faire une année de scolarisation à part entière en tenant compte des spécificités des 2 ans (pour les professeurs des écoles qui ont, soit une classe de TPS, soit une classe de TPS/PS). J’ai inscrit deux références en recherche pour justifier les choix. Une bibliographie recherche et pédagogique viendra bientôt compléter l’ensemble.
Bonne appropriation et n’hésitez pas à me faire des retours car j’ai pu oublier quelque chose !
Je vous propose un cahier journal vierge, modifiable décliné par période et plutôt journalier. Je joins également les documents complémentaires modifiables également. J’ai essayé de lister tous les documents nécessaires, institutionnels… qui facilitent la préparation de la classe, dont les programmes.
Le cahier journal doit être un outil d’organisation préalable de son action pédagogique, de planification des apprentissages, de modification et d’évaluation de cette action. Il se doit donc d’être fonctionnel, efficace, opérationnel pour vous et lisible par d’autres personnes (Inspecteur, conseiller pédagogique, formateur, remplaçant…).
Voici le second cours à lire intitulé « Le dessin de l’enfant, le dessin du bonhomme« .
Outre les différents types de bonhomme qui précèdent et suivent le fameux « bonhomme têtard », vous pourrez puiser des ressources vous permettant de définir des objectifs d’apprentissage. Pour rappel, un espace dessin aménagé (outils et supports) est recommandé dans les programmes de 2015.
Le socle commun de connaissances, de compétences et de culture de 2016 (appliqué depuis la rentrée 2016, texte de 2015) couvre la période du CP à la 3ème, ce qui implique une connaissance de ce texte par les enseignants de maternelle afin qu’ils puissent projeter les apprentissages qu’ils réalisent comme autant d’atouts pour la future scolarité de leurs élèves.
Je vous propose le texte officiel du socle commun de 2016 ainsi qu’une fiche résumé et je joins le précédent socle commun de connaissances et de compétences de 2006.
L’ensemble peut servir aux enseignants, aux directeurs et aux candidats au Concours de Recrutement de Professeurs des Écoles, dans le cadre de l’épreuve orale « Connaissance du Système Éducatif ».