Cahiers de maternelle en Autriche

     Voici des cahiers de maternelle utilisés en Autriche : cahiers avec carreaux de 0,5cm X 0,5cm et un cahier particulier (petit et grand format) avec des lignes horizontales tous les cm mais comprenant une marge rouge à gauche sur la page de gauche et une marge rouge à droite sur la page de droite !

Cahiers de maternelle en Autriche 1

Cahiers de maternelle en Autriche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis des cahiers pour apprendre à écrire les lettres ; des cahiers différents existent pour apprendre à écrire les chiffres (lignage différent).Cahier de maternelle en Autriche pour l'écriture 1

Cahier de maternelle en Autriche pour l'écriture 2

 

École maternelle pour élèves à besoins éducatifs particuliers à Graz en Autriche

     Voici une école maternelle pour élèves à besoins éducatifs particuliers « Kindergarten Hort Rosenhain » située à Graz en Autriche sur 6000m2 de terrain boisé où les enfants peuvent apprendre de leur environnement. Ils y sont accueillis à partir de 3 ans mais seule la dernière année avant l’école élémentaire est obligatoire et donc gratuite le matin. Voici quelques photographies de cette grande cour de récréation et ensuite, leur pédagogie d’après la traduction du livret pédagogique (coopération avec les parents, inclusion, participation, l’exercice et la santé, langue et communication…). Des enseignants de maternelle, des enseignants de maternelle spécialisés et des spécialistes (psychologues, ergothérapeutes…) y travaillent.

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La coopération avec les parents :

– s’approcher ouvertement et curieusement les uns des autres ;

– prendre du temps l’un pour l’autre, pour que la confiance puisse se développer ;

– créer l’espace et le temps nécessaires à l’échange d’informations et d’expériences afin de permettre une réflexion commune

– dans les moments de joie, célébrer ensemble ; dans les moments de défis, se renforcer mutuellement ;

– découvrir ensemble les forces de l’enfant et parler de l’histoire de l’enfant ;

– les découvertes et les réalisations des enfants se complètent et ils apprennent les uns des autres ;

– des réunions régulières entre parents et enseignants sur demande et selon les besoins ;

– un entretien de développement à l’aide de la fiche d’observation pour les enfants âgés de 3 à 6 ans ;

– contact téléphonique ;

– contact écrit sous forme de lettres aux parents, de fiches d’information, d’invitations, carnets de contact avec les parents ;

– célébrer des fêtes ensemble ;

– soirées parents

– « Pourparlers de porte ».

secteurs éducatifs

Inclusion :

« On est ensemble ! » Dans notre maternelle curative, l’inclusion fait partie de la vie quotidienne. Nous prenons soin de percevoir chaque enfant dans son individualité par rapport à son développement et sa personnalité. Nous transmettons nos valeurs et notre image de l’homme dans le sens d’un travail inclusif. Pour nous, il est important d’approfondir les expériences communes, par exemple lors d’excursions, de festivals et de projets, et de promouvoir ainsi le bien commun.

Il est important pour nous de tenir compte des besoins de chaque enfant ainsi que des besoins du groupe dans son ensemble.

C’est pourquoi nous créons des possibilités d’apprentissage différenciées afin que chaque enfant puisse vivre son propre potentiel de développement au sein du groupe. Nous vivons l’expérience d’apprendre ensemble dans le sens où « j’apprends de vous et vous apprenez de moi » est particulièrement précieux. À la maternelle curative, nous apprenons les uns des autres grâce à une interaction respectueuse, attentive et appréciative.

Participation : « J’en suis ! » Chaque enfant fait partie du groupe et contribue à sa façon au processus de développement du groupe. Grâce à la variété des possibilités d’apprentissage et de jeu, les enfants disposent d’un cadre approprié pour prendre leurs propres décisions et, par conséquent, assumer progressivement la responsabilité de leurs propres actions.

L’expression de la participation est, entre autres, que les enfants trouvent un espace où communiquer et partager leurs souhaits, leurs idées et leurs opinions.

Nous attachons une importance particulière au fait que les enfants soient capables de prise de décision de manière à façonner activement les événements de groupe.

L’exercice et la santé : « Je bouge et je vis le monde comme ça ! » L’envie naturelle des enfants de bouger est satisfaite par notre environnement, qui offre les expériences de mouvement les plus variées (intérieur et extérieur). Grâce à la joie du mouvement et à la mise à l’épreuve joyeuse de leurs propres possibilités physiques, les enfants développent leur force et leur endurance, leur coordination et leur dextérité en fonction de leur développement. Une attitude de base positive à l’égard de leur propre corps et la connaissance des mesures préventives de maintien de la santé, telles qu’une alimentation saine, l’exercice physique et l’hygiène dentaire, aident les enfants à prendre en charge leur propre corps de manière autodéterminée.

Langue et communication : « J’écoute et on m’entend ! » Outre l’expression physique, qui comprend les expressions faciales et les gestes, le langage est notre moyen de communication le plus important. Pour nous, la promotion de la langue et de la compréhension du langage est une partie essentielle du travail éducatif à la maternelle. Les enfants font l’expérience du langage dans la vie quotidienne de la maternelle en accompagnant leurs actions par des activités ciblées – écouter des histoires, regarder des livres d’images, des jeux de doigts, des chansons, des comptines, des musiques rythmées, etc.

La capacité de s’exprimer, d’exprimer ses sentiments et ses besoins, de communiquer, d’entrer en conversation les uns avec les autres, transmet un sentiment d’unité et d’appartenance.

Un aspect important de la maternelle curative pour les enfants dont les possibilités d’expression linguistique ne sont pas encore aussi développées est la communication soutenue et la communication soutenue par la langue des signes. Le mouvement et le langage sont liés l’un à l’autre et les concepts sont ainsi transmis de manière holistique.

C’était comment avant : le registre d’appel en 1881 ?

En apparence, il n’était pas très différent de celui d’aujourd’hui. Grace à Eugène Rendu (1881, p.64), nous pouvons replonger dans la circulaire ministérielle du 17 avril 1866 qui justifie moralement la tenue du nouveau registre journalier, base de la statistique nationale :

« Il s’agit d’enfants dont nous avons la charge, d’unités vivantes dont pas une ne doit être négligée. Ce chiffre que l’instituteur s’astreint à marquer pour une absence, c’est toute une leçon qu’il donne aux enfants, aux familles, au pays. Quand l’Administration dit à l’instituteur qu’il ne doit pas laisser passer inaperçue l’absence d’un seul élève pendant un seul jour, elle dit par là même aux parents que cette absence n’est pas un fait insignifiant ; qu’eux aussi doivent respecter le temps des enfants ; que, dans la durée si réduite des études primaires, les jours, les heures sont comptés ; que priver l’enfant de quelques leçons, chaque mois, c’est priver son intelligence de quelques-unes des ressources et des chances de développement dont elle avait strictement besoin ; c’est causer à cet enfant un préjudice réel en brisant pour lui la suite des idées, le bon ordre de l’enseignement, la progression des exercices ; c’est enfin prendre sur son capital et mutiler cette éducation, qui n’est pourtant que le minimum de la culture nécessaire à l’homme et au citoyen. »

Registre d'appel couverture

La circulaire du 17 avril 1866 explicite comment faire l’appel car à l’époque cela pouvait s’avérer long au regard des 50, 60 ou 80 noms… et des retardataires très fréquents. Pour éviter de perdre du temps, la circulaire indique de placer aux tables les enfants, dans le même ordre que dans le registre !

La différence avec le registre d’aujourd’hui est que les absences figuraient à gauche et les notes des élèves, à droite. Eugène Rendu (1881, p. 65) rappelle et synthétise les écritures obligatoires de l’instituteur : « Le registre matricule donne la situation financière, le journal de classe indique les opérations faites, le registre d’appel et de notes fournit les résultats moraux obtenus. » Vous pouvez découvrir sur le registre la partie pédagogique et les matières notées. Le mode de notation était : Parfait : 10 ; Très bien : 9 ; Bien : 7 et 8 ; Assez bien : 6 ; Passable : 5 ; Médiocre : 3 et 4 ; Mal : 1 et 2 ; Nul : 0. Et de préciser que ce mode de notation est le même que celui des examens d’admission aux écoles normales, au certificat d’études primaires, et qu’il est suffisamment précis pour y trouver toutes les nuances du mérite !

Registre d'appel et notes

Si les enfants sont placés aux tables comme sur le registre d’appel, ce n’est pas en référence à l’ordre alphabétique du nom de famille, mais en fonction de ce mérite justement. Le travail du mois permettait à certains de changer de place et d’aller « de l’avant », en fonction des notes mais surtout de l’exactitude et de la conduite : les premiers venaient chercher une récompense exceptionnelle et les derniers baissaient la tête !

Une copie de la page annuelle était transmise en fin d’année scolaire à l’inspecteur de l’enseignement primaire.

Registre d'appel relevé annuel

Rendu E. (1881). Manuel de l’enseignement primaire. Pédagogique, théorique et pratique. Paris : Hachette. Nouvelle édition remaniée et très augmentée avec la collaboration de A. Trouillet, Inspecteur de l’Instruction Primaire. La première édition date de 1857.

Bibliographies sur le temps et l’espace

Voici deux bibliographies sur le temps et l’espace à l’école maternelle. Ces bibliographies scientifiques et pédagogiques peuvent vous aider pour préparer un écrit tel qu’un mémoire de master ou de CAFIPEMF, et/ou pour une activité d’enseignement.

Bonne appropriation !

Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE Le temps

BIBLIOGRAPHIE L’espace

 

C’était comment avant : le Journal de classe (cahier journal) en 1881?

Pour retrouver l’origine du journal de classe (nom d’origine), il m’a fallu chercher un bon moment et il apparait dans la catégorie « registres » et plus particulièrement les « registres obligatoires » mentionnés dans l’arrêté du 17 avril 1866.

C’est l’ouvrage d’Eugène Rendu, Inspecteur Honoraire de l’Instruction Publique,  « Manuel de l’enseignement primaire » publié en 1881, qui m’a offert des détails, page 62 :

L’Arrêté du 17 avril 1866 précise : « Les seules écritures périodiques dont la tenue est exigible pour les instituteurs sont les suivantes :

1re  catégorie. Écritures relatives au recouvrement de la rétribution scolaire. 1° Registre matricule ; 2° Rôles de la rétribution scolaire et écritures qui s’y rapportent ; 3° Registre des déclarations d’abonnements.

2ème catégorie. Écritures d’ordre et de statistique. 1° Registre d’inventaire du mobilier d’école ; 2° Catalogue et registre d’entrée et de sortie des livres des bibliothèques scolaires ; registre des recettes et dépenses, et état, au 31 décembre, de ces bibliothèques ; 3° Rapport annuel contenant les renseignements nécessaires à la rédaction des états de situation des écoles et salles d’asile.

3ème catégorie. Écritures relatives à la direction pédagogique de l’école. 1° Registre d’appel ou de présence, de notes et de composition, conforme au modèle ; 2° Journal de classe également conforme au modèle. »

Rendu (1881, p. 87) explicite le journal de classe : « Le journal de classe est un registre destiné à recevoir, jour par jour, la préparation écrite et résumée des matières enseignées aux élèves des trois divisions, matin et soir. La tenue de ce registre est aujourd’hui obligatoire dans tous les départements. Fourni par la commune, le journal de classe fait partie des archives de l’école, et, en cas de changement ou de cession de fonctions, il est remis par l’instituteur à son successeur. Tous les soirs l’instituteur doit y inscrire le résumé des exercices et des leçons du lendemain. Dans les écoles pourvues d’adjoints, les registres de ces derniers sont soumis, chaque matin, une demi-heure avant l’ouverture de la classe, au visa du directeur, qui s’assure que les leçons et devoirs sont bien en harmonie tant avec l’emploi du temps qu’avec la division trimestrielle ou mensuelle du programme, et qu’ainsi toutes les divisions du même cours suivent la marche parallèle prescrite, que toutes les branches de l’enseignement reçoivent un développement en rapport avec le classement des élèves et leur degré d’instruction. »

Voici le modèle (appelé spécimen par l’auteur) : l’instituteur devait écrire, en lecture, le texte et la liste de mots étudiés ; en écriture, le numéro de la méthode, les exercices ou le modèle ; en grammaire et arithmétique, les exercices en entier pour le CE et pour le CM et le Cours Supérieur, le titre de l’exercice ou la dictée (page et auteur) :

Journal de classe 1881 p1

Journal de classe 1881 p2

Nous en retrouvons l’origine dans l’explicitation de ce qu’est l’autorité : sans préparation de classe, le maître tâtonne, cherche des textes pour les leçons et les élèves s’en aperçoivent et s’agitent. Suit un paragraphe sur les questions que doit se poser le maître en fin de journée (l’équivalent de notre bilan) :

« A toutes ces questions, il faut que l’instituteur se fasse, par avance, chaque soir ou chaque matin, des réponses très précises. De là, le Journal de classe. Introduit dans le Loiret dès 1851 [note de bas de page : par M. Villemereux], rendu obligatoire par un arrêté ministériel de 1866, ce registre est aujourd’hui en usage dans toutes nos écoles. » (Rendu, 1881, p. 129).

Pour résumer : le Journal de classe est né dans le Loiret en 1851 grâce à M. Villemereux. Il devient obligatoire par arrêté en 1866. Il est fourni par la commune, est visé tous les matins par le directeur d’école et fait partie des archives de l’école.

Mise à jour du 23/08/2022 :

Donnons la parole à M. Villemereux créateur du journal de classe et auteur d’un ouvrage en 1863 intitulé « De l’organisation pédagogique des écoles ». A cette époque, il est Inspecteur Général de l’enseignement primaire. Dans son ouvrage, il écrit de lui-même : « Quand M. Villemereux, en 1855, voulut astreindre, tous les instituteurs, sans exception, à la préparation quotidienne de leurs classes, des objections s’élevèrent de toutes parts ; elles n’ébranlèrent ni sa résolution dans ses exigences, ni sa conviction dans ses espérances. Les résultats, après quelques mois d’expérience, dépassèrent ses prévisions, et on vit bientôt succéder unanimement à la résistance, l’assentiment le plus convaincu. D’autres départements sont entrés dans cette voie nouvelle, et aujourd’hui, dans l’enseignement primaire, la préparation des classes, c’est à dire la rédaction du journal de classe, dont nous parlerons tout à l’heure, est en usage dans la totalité des écoles publiques de plusieurs circonscriptions académiques «  (Villemereux, 1863, p. 92).

Voici comment il définit le journal de classe : « Lorsqu’il [l’instituteur] s’est ainsi remis en mémoire tous les fait de la journée, il envisage l’avenir ; il examine ce qu’il pourra, ce qu’il devra enseigner dans chaque division ; s’il faut qu’il continue la marche de ses leçons ou s’il doit recommencer les exercices précédents en variant la forme, en s’appuyant sur de nouveaux exemples. En un mot, il pourvoit, jusque dans les moindres détails aux 2 classes du lendemain [matin/après-midi], en inscrivant sur le journal de classe tout ce qui fera l’objet de l’enseignement dans chacune des divisions de son école [comprendre chaque niveau de classe ] et dans l’ordre même qu’indiquent l’emploi du temps et la distribution du travail «  (Villemereux, 1863, p.93). L’auteur indique page 95 que cela prend environ une heure.

Pour résumer : « On donne le nom de journal de classe à un registre ou cahier destiné à recevoir la préparation écrite de la classe chaque jour de l’année  » (Villemereux, 1863, p. 96).

Le journal de classe sera supprimé par arrêté du 14 octobre 1881.

Compayré (1896) précise que l’arrêté du 14 octobre 1881 continue de recommander le journal de classe mais a surtout supprimé la forme c’est à dire le registre spécial pour laisser à l’instituteur le choix de la forme (Compayré, 1896, p. 229).

Sources :

Compayré G. (1896). Organisation pédagogique et législation des écoles primaires (pédagogie pratique et administration scolaire). Paris : Librairie classique Paul Delaplane, 6ème édition revue et corrigée.

Rendu E. (1881). Manuel de l’enseignement primaire. Pédagogique, théorique et pratique. Paris : Hachette. Nouvelle édition remaniée et très augmentée avec la collaboration de A. Trouillet, Inspecteur de l’Instruction Primaire. La première édition date de 1857.

Villemereux M., Pinet A. (1863). De l’organisation pédagogiques des écoles. Paris : Dezobry, Tandou et Cie, 3ème édition.

Parution du 2ème guide « Se préparer à apprendre à lire et à écrire » sur Eduscol

Le second guide consacré aux apprentissages en maternelle, intitulé « Se préparer à apprendre à lire et à écrire » est paru la semaine dernière sur le site Eduscol.

Les 41 pages sont consacrées à l’enseignement de la phonologie, du principe alphabétique et de l’écriture à travers deux chapitres et une bibliographie :

  • Développer les habiletés phonologiques ;
  • De l’oral à l’écrit-Découvrir le principe alphabétique.

Guide Se préparer à apprendre à lire et à écrire en maternelle Eduscol sept 2019

 

C’était comment avant : l’emploi du temps en maternelle en 1939 ?

Le cahier intitulé « Organisation et fonctionnement des écoles maternelles. Classes enfantines et sections préparatoires » publié en 1939 aux éditions Bourrelier est présenté par Max Sorre, Directeur de l’enseignement du premier degré et les chapitres sont rédigés sous la direction de R. Mouflard, Inspectrice générale et M. Fonteneau, Inspectrice des écoles maternelles.

Dès l’introduction, il est précisé que c’est un cahier pratique mais qu’il ne s’agit pas uniquement d’une orientation ou de principes mais bien de prescriptions, conseils, d’indications précises, de règles de détail.

« Le temps à passer à l’école. Il est le même pour toute la France :  30h par semaine, 6h par jour ouvrable, 3 heures par demi-journée. A cela s’ajoute le temps prévu pour l’arrivée des enfants (jamais inférieur à 15 minutes), pour la surveillance de l’interclasse (ce service est obligatoire si les enfants déjeunent à l’école), pour la garderie du soir et du jeudi (là où les services existent) (Sorre et al., 1939, p.2).

Pour répondre à Emmanuelle sur Linkedin, il est préconisé au début des deux demi-journées, quand les enfants sont reposés (il faut comprendre par le repos de la nuit et par l’interclasse du midi !) de faire des exercices difficiles comme lecture le matin et calcul l’après-midi et « retarder l’heure du calcul si la digestion des enfants n’est pas terminée (commencer alors par les travaux manuels) (Sorre et al., 1939, p.18).

Voici les emplois de temps de 1939. Légende : A=6-7 ans ; B = 5/6 ans ; C = 4/5 ans ; D = 2/4 ans. Je n’ai pas mis l’emploi du temps des classes enfantines avec section préparatoire mais le deuxième emploi du temps montre que des CP sont présents avec les GS (A et B : l’emploi du temps se distingue par la lecture et l’écriture et un temps plus court de récréation).

Emploi du temps 1939 école à deux classes

Emploi du temps 1939 école à 3 classes

 

Emploi du temps 1939 école à une classe

L’arrivée du matin (8h15-8h45 voire 9h) pour une école commençant à 8h30 est organisée comme suit : soins aux animaux, aux plantes, jeux, installation du matériel, soins médicaux et de propreté… ce temps a remplacé l’inspection sérieuse et détaillée de la tenue de 1905. Le temps de récréation est de 30mn comme aujourd’hui. L’emploi du temps des moyens n’est pas détaillé car il ressemble à celui de la PS en début d’année et à celui de la GS en fin d’année. J’ai noté également : « les conversations entre la maîtresse et un ou quelques enfants étant plus profitables que les exercices de langage collectifs, les exercices les plus favorables à ces conversations portent le mot langage entre parenthèses ».

A suivre…

 

C’était comment avant : l’emploi du temps en maternelle en 1905 ?

La brochure  intitulée « Les écoles maternelles. Décrets, règlements et circulaires en vigueur » mis en ordre et commentés par Madame Pauline Kergomard, publié chez Nathan en 1905, comprend deux emplois du temps en annexe.

Même si, à l’époque, tous les textes de lois concernant l’école étaient extrêmement précis, nous pouvons nous demander pourquoi une brochure (c’est le mot employé par Pauline Kergomard) rassemblant ces textes comportait deux emplois du temps ?

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Ces emplois du temps conviennent pour une école maternelle a 2 sections qui est la configuration la plus répandue depuis 1887 : la section des petits (2-4 ans) et la section des grands (4-6 ans). Voici ce qui est écrit en bas des emplois du temps :

Mle Brès, Inspectrice générale des Écoles maternelles a donné une conférence à l’École Normale d’Institutrices. Pour que ses conseils, prodigués lors de la conférence soient suivis, M. L’Inspecteur d’Académie a établi cet emploi du temps (il y en a deux mais dans les textes, on considère qu’il n’y en a qu’un : celui de l’école maternelle) revu par Mle Brès. Cet emploi du temps devra être suivi par toutes les écoles maternelles du département du Cher (Académie de Paris). Par extension, l’emploi du temps est inséré dans la brochure commentée par Pauline Kergomard avec une présentation signée par Mle Brès précisant  que cet emploi du temps est le résultat du travail de directrices et de savants ayant étudié l’enfance. Il peut être adapté aux particularités locales mais « D’une façon générale, il y aura donc lieu de suivre ces indications » (Kergomard, 1905, p. 103).

Pour résumer, en 1905, l’emploi du temps était fait par les Inspectrices Générales des écoles maternelles (avec la participation d’un Inspecteur d’Académie et des directrices d’école), publié et annoncé dans le titre d’une brochure résumant les textes officiels en vigueur. Cet emploi du temps est devenu le modèle applicable dans toutes les écoles maternelles de France notamment parce que la circulaire du 22 février 1905 avait pour ambition de lutter contre « des erreurs de pédagogie graves » comme l’enseignement de la lecture et de l’écriture en maternelle, exigé à l’époque, par les instituteurs du primaire, les parents, les Inspecteurs primaires…

Kergomard P. (1905). Les écoles maternelles. Décrets, règlements et circulaires en vigueur. Mis en ordre et commentés par Madame Pauline Kergomard. Accompagné d’un emploi du temps. Nouvelle édition modifiée et corrigée. Paris : Librairie Classique Fernand Nathan, p.103-107.